Les militants d’Uni Mail pro-palestiniens ont publié un rapport dénonçant les liens de l’UNIGE avec des universités israéliennes. L’association suisse des Amis de l’Université hébraïque de Jérusalem leur répond.
17 Juin 2024
17 Juin 2024
Les militants d’Uni Mail pro-palestiniens ont publié un rapport dénonçant les liens de l’UNIGE avec des universités israéliennes. L’association suisse des Amis de l’Université hébraïque de Jérusalem leur répond.
17 Juin 2024
Des députés valaisans de droite ont déposé un postulat demandant que l’utilisation de l’écriture inclusive à la HES-SO Valais cesse. Selon ces députés, «des professeurs exigent que les travaux soient écrits [en utilisant le point médian]» et pointent du doigt une «position idéologique». «Les postulants rappellent que l’Académie française condamne cette manière de faire et que le Grand Conseil a demandé à l’Etat de ne pas utiliser cette manière d’écrire […]. La socialiste Emilie Teixera indique que ce postulat n’est pas applicable, car la HES-SO Valais est une entité autonome. Elle déclare que cette école recommande l’écritur inclusive, mais ne l’impose pas […]. Le postulat a été accepté par 85 voix contre 38 et 2 abstentions. Il est transmis au Conseil d’Etat pour réponse.»
17 Juin 2024
Après la fin des occupations pro-palestiniennes dans les universités de Lausanne (UNIL) et Genève (UNIGE), les étudiants·es sont déçu·es par les promesses non tenues des institutions, mais restent déterminé·es, juge la journaliste du Courrier Maria Pineiro. Les engagements, comme la mise en place d’une commission pour analyser les liens académiques avec Israël, n’ont pas été réalisés, selon un militant de la Coordination étudiante pour la Palestine (CEP) de l’UNIL. Malgré la baisse de la visibilité médiatique, les étudiant·es continuent leurs actions et discussions, en parallèle des examens, pour obtenir un boycott académique d’Israël et un cessez-le-feu immédiat. La forme des futures mobilisations pro-palestiniennes dans les universités reste à définir, mais un membre de la CEP EPFL assure que cela «[…] devrait continuer d’être totalement pacifique».
17 Juin 2024
La grève féministe a eu lieu le 14 juin 2024 dans plusieurs villes suisses : «A Lausanne, la mobilisation pour les droits des femmes se décline en plusieurs actions toute la journée, notamment sur le campus de l’UNIL, et en soirée avec le grand cortège prévu vers 18h30 […]. Sur le campus de l’Université de Lausanne (UNIL), des discours, des tables rondes, des ateliers, un repas collectif et ensuite un défilé en direction du centre-ville pour rejoindre la manifestation principale étaient organisés entre 10h30 et 17h00 environ.»
14 Juin 2024
«Seule une thérapie sur 20 testée sur des animaux finit par être autorisée pour les humains, selon une étude de synthèse inédite de l’Université de Zurich. Celle-ci a compilé les résultats de 122 études sur 367 thérapies différentes pour 54 maladies humaines.»
14 Juin 2024
«Le 14 juin 2024, le Conseil fédéral a nommé Rolf Holderegger au poste de directeur de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL). Rolf Holderegger, âgé de 59 ans, est actuellement chef de l’unité de recherche Biodiversité et écologie de la conservation du WSL et professeur titulaire à l’EPFZ. Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er octobre 2024»
13 Juin 2024
«[La] chroniqueuse Estelle Revaz ne cache pas son incompréhension face aux velléités gouvernementales de coupes budgétaires dans les domaines de la formation et de la recherche. L’élu socialiste au Conseil national estime qu’être les champions du monde du frein à l’endettement ne peut pas être une fin en soi».
13 Juin 2024
Le Grand Conseil bâlois a décidé de permettre aux personnes sans maturité qui ont plus de 30 ans de suivre des études à l’Université de Bâle avec un examen d’entrée. Les universités de Berne et de Lucerne permettent déjà un tel accès aux études.
12 Juin 2024
Un jeune professeur assistant du département de technologie de l’information et d’électrotechnique de l’EPFZ a été accusé d’avoir «exploité ses collaborateurs et étudiants, les [mettant] sous forte pression et les [rabrouant régulièrement]», ce qui a conduit à des accusations de harcèlement moral. Une enquête externe a été lancée, dont les résultats, bien que disponibles seulement en interne, semblent confirmer ces problèmes.
L’EPFZ a annoncé par courriel que le professeur quittera l’institution fin novembre, sans indemnité de départ. Dans le courriel on lit que le professeur «a décidé, «sur la base des résultats du rapport» et «après des discussions avec le président et la vice-présidente pour le développement du personnel et le leadership», de poursuivre sa carrière professionnelle en dehors de l’ETH Zurich». Le professeur, «déjà […] [remarqué pour] un comportement fautif fautif lors de son précédent emploi à l’étranger», quitte l’EPFZ à la fin de sa première période d’engagement de quatre ans.
L’EPFZ affirme avoir «réagi rapidement après les premières réclamations» et souligne les progrès réalisés depuis d’autres incidents similaires, notamment le cas de la Professeure d’astronomie Marcella Carollo, «qui avait également été accusée de harcèlement moral en 2017».
12 Juin 2024
«La Haute école spécialisée des Grisons (FHGR) et la Haute école pédagogique (PHGR) obtiennent une plus grande marge de manœuvre dans l’organisation de leur offre de formation […]. Le [Grand Conseil à Coire] a adopté la révision partielle de la loi sur les hautes écoles et la recherche […]. La décision a été prise à l’unanimité par 104 voix […] et sans abstention. Avec cette révision, le gouvernement et le Parlement réagissent à la concurrence croissante entre les hautes écoles – en Suisse et au niveau international. Grâce à une plus grande marge de manœuvre décisionnelle, les deux écoles doivent devenir plus compétitives. Les hautes écoles peuvent désormais décider elles-mêmes des filières qu’elles souhaitent introduire ou, le cas échéant, supprimer. Jusqu’à présent, cette compétence relevait du gouvernement cantonal. De plus, les hautes écoles peuvent désormais proposer des filières d’études en dehors de leurs priorités de formation définies par la loi.» Par exemple, la FHGR «pourra également proposer à l’avenir une filière «soins infirmiers HES» […]. La révision de la loi sur les hautes écoles et la recherche est soumise au référendum facultatif. Si celui-ci n’est pas saisi, elle devrait entrer en vigueur début 2025.»
11 Juin 2024
«Pour éviter une pénurie dramatique, l’association des médecins de famille demande 200 millions de francs pour de nouvelles places d’études et la promotion de la relève. […] L’argent sera prélevé sur un fonds de la Confédération et des cantons pour la formation, la recherche et l’innovation et sera versé au cours des quatre prochaines années à des fins spécifiques. Pour que le nombre de places d’études en médecine soit augmenté de 1300 à 1800, 100 millions devraient aller aux universités. Les quelque 100 millions restants doivent notamment être versés aux programmes de formation postgraduée existants afin qu’ils augmentent le nombre de postes d’assistants au cabinet médical de 280 aujourd’hui à 720 désormais.»
11 Juin 2024
Pascal Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, rappelle que le débat sur la liberté académique n’a rien de neuf. «L’Allemagne était convaincue que la science et la politique pouvaient être soigneusement séparées. Les libéraux suisses étaient moins puristes. Pour eux, la liberté académique était aussi un instrument permettant d’imposer leur agenda progressiste contre les forces conservatrices et ecclésiastiques.»
Moins brutal qu’à l’époque du Putsch de Zurich 1839, «les positions [à l’heure actuelle] sont autant plus confuses. Au lieu de critiquer la Bible, les amis des Palestiniens veulent bannir le sionisme de l’université et leurs plus farouches opposants le post-colonialisme. Les deux groupes invoquent la liberté de la science, le premier en surchargeant le concept de manière politique, le second de manière puriste. Pour renforcer la liberté de la science, nous aurions besoin aujourd’hui de plus de libéraux conséquents comme le conseiller d’Etat Charles Neuhaus [qui s’opposait à l’idée d’avoir des professeur-es qui sont des «simples valets»] et de chercheurs audacieux comme le critique biblique [David Friedrich] Strauss» qui, en 1839, avait interprété les miracles de Jésus comme des mythes en utilisant des méthodes philologiques et critiques, provoquant la colère des théologiens fidèles à la Bible.
11 Juin 2024
«Le HES-SO Valais-Wallis et le pôle d’innovation BlueArk ouvrent un laboratoire de recherche sur l’eau pour répondre aux enjeux du changement climatique.» En effet, comme l’indique le Directeur de la HES-SO Valais-Wallis, François Seppey, face aux nombreux défis climatiques tels que les pluies diluviennes ou les sécheresses, «les collectivités doivent pouvoir s’adapter et anticiper». C’est dans l’urgence de pallier au manque de données et «de coordination entre les différents acteurs» qu’une antenne académique a été ouverte au Châble, avec «l’ambition de «développer des outils numériques pour monitorer l’eau» afin d’en faire un meilleur usage». Dans le but de développer les connaissances dans le domaine de l’eau, le laboratoire sera également responsable de «la formation continue des gestionnaires de l’eau».
10 Juin 2024
Markus Wild, professeur en philosophie, a offert ses services de médiateur dans le conflit du collectif Unibas4Palestine avec la direction universitaire. Ce dialogue n’a pour l’instant pas eu lieu, le porte-parole universitaire affirme que la direction n’était pas prête à discuter d’un arrêt de la coopération avec les universités israéliennes. «C’est la principale revendication des activistes d’Unibas4Palestine, mais ce n’était pas le contenu premier de la tentative de dialogue», comme l’explique le médiateur Markus Wild. «L’objectif du plan d’action que j’ai élaboré était de réintroduire certains thèmes de la protestation dans le débat universitaire et académique. Ensemble, je voulais par exemple réfléchir avec les étudiants à ce que sont et pourraient être les principes éthiques de la coopération scientifique de l’université de Bâle.»
Il souligne qu’il était également établi qu’il ne s’agissait pas «ad hoc» de la guerre de Gaza ou même de l’État d’Israël, mais de principes généraux. Selon le plan d’action, la situation actuelle au Proche-Orient pourrait toutefois être davantage intégrée dans les l’offre d’enseignement et le cadre universitaire. «J’ai remarqué que les étudiants veulent en parler, cela les préoccupe beaucoup». Mais cela nécessiterait de la confiance mutuelle. Le plan d’action de Markus Wild prévoit que les étudiant-es ne se présentent pas comme membre du collectif, étant donné que celui-ci ne contient pas seulement des étudiant-es universitaires. Mais les activistes auraient choisi de garder la force du mouvement pour ne pas être accaparés. Par ailleurs, la question des conséquences de la participation à des occupations ou à des manifestations préoccupe actuellement l’université à différents niveaux.
10 Juin 2024
L’EPFZ refuse d’accepter des étudiant·es russes, craignant que leurs connaissances ne soient utilisées à des fins militaires en Russie, malgré qu’ils remplissent les conditions formelles d’admission. Cette décision est vue comme une «violation fondamentale de la liberté scientifique» par Irina, une des trois étudiant·es russes interviewé·es par le «Blick». Irina pense que cette mesure «conduirait dans certaines circonstances à ce que les jeunes critiquant Poutine soient poussés à retourner dans les bras du régime».
«[L]’EPFZ confirme que les candidats russes sont soumis à un examen critique en raison des soi-disant règles de contrôle des exportations et des mesures de sanction de la Confédération. Ce n’est pas l’EPFZ qui fixe les règles, explique la porte-parole Vanessa Bleich. C’est plutôt la Confédération qui a repris les sanctions de l’UE contre la Russie. L’Ecole se défend contre le reproche d’une «sanction collective». Chaque candidature est examinée individuellement. Selon Vanessa Bleich, l’EPFZ se base sur «le parcours académique, la spécialité concrète et le centre de vie» des candidats […]. L’EPFZ utilise […] un moteur de recherche recherche interne concernant des sanctions qu’elle avait déjà développé en mai 2022. Celui-ci permet de rechercher dans le CV d’un candidat des points de contact avec des institutions ou des personnes sanctionnées.»
L’interprétation des sanctions semblerait pourtant varier au sein des hautes écoles : Danyil, un des trois étudiant·es russes interviewé·es par le «Blick», «a entre-temps obtenu une place dans une autre université suisse: l’EPFL à Lausanne». Emmanuel Barraud, porte-parole de l’EPFL, explique que l’EPFL «s’appuie sur la liste des sanctions établie par le Conseil fédéral».
10 Juin 2024
10 Juin 2024
L’EPFL annonce la création d’un pôle de recherche et d’innovation en Valais, dédié à la transition énergétique verte. Martin Vetterli, Président de l’EPFL, souligne l’«engagement fort» de l’EPFL dans la «durabilité, les énergies vertes, les énergies renouvelables et le management des systèmes énergétiques.»
Le choix du Valais s’explique par trois étapes précédentes : la chimie verte, les sciences de l’environnement et les énergies vertes et renouvelables. Une collaboration «excellente» avec le canton du Valais et la HES-SO a également été déterminante, surtout parce que le canton du Valais investira 4 millions de francs par an dans ce projet. Une raison secondaire du choix du Valais est liée à un manque de place sur le campus de l’EPFL à Lausanne.
La situation financière de la Confédération, bien que réduisant le budget des EPF, permet encore des investissements majeurs, mais le soutien des cantons permet de développer des projets supplémentaires. Le développement du campus de l’EPFL à Sion se fera sur un horizon de 4 à 6 ans, avec des plans pour accueillir les nouveaux collaborateur·ices. (rts.ch / Forum)
En particulier, six nouvelles chaires seront ajoutées au campus valaisan, portant le nombre total à plus de 20 et augmentant le personnel à potentiellement 450 collaborateur·trices. Deux chaires sont déjà en cours, une troisième sera bientôt mise en place, et les autres suivront d’ici 2032. (rts.ch/info)
7 Juin 2024
Selon la Tribune de Genève, le document présenté par la Coordination des étudiants pour la Palestine (CEP) «n’est pas vraiment explosif. Il reconnaît que l’UNIGE ne participe pas directement à l’effort de guerre d’Israël. […] Mais l’institution genevoise «collabore avec des universités qui le font», regrettent les étudiants [de la CEP], qui disent n’avoir pas encore eu accès à tous les documents demandés.
6 Juin 2024
L’Université de Bâle a demandé à la police de lui fournir les données des activistes pro-palestinien-nes contrôlés après les occupations de l’université. C’est ce qu’a annoncé le directeur de l’éducation bâlois Mustafa Atici (PS) en répondant à deux interpellations de représentants de l’UDC.
L’université se réserve le droit de prendre des mesures contre les étudiants impliqués, a poursuivi Mustafa Atici.
6 Juin 2024
Servan Luciano Grüninger, co-fondateur et président du groupe de réflexion Reatch et Olga Baranova, dirigeante de l’organisation CH++, ont rédigé une critique des médias. «Les protestations universitaires dominent actuellement la couverture médiatique du débat public sur la guerre au Proche-Orient». Cependant, «les universités ne deviennent intéressantes sur le plan médiatique que lorsqu’elles ont quelque chose de pompeux à offrir». Ainsi, par exemple, «lorsqu’une poignée de personnes s’assoient par terre dans l’atrium de l’université de Zurich ou dans l’entrée de l’EPFZ avec des banderoles sur la Palestine, les médias sont immédiatement là pour en faire une histoire nationale», toutefois, les médias n’ont pas rapporté au delà de la barrière de Rösti de la conférence publique dans l’Université de Lausanne, visité par 500 personnes, sur les tenants et aboutissants du conflit israélo-gazaoui, où sur le débat public dans l’Université de Bâle sur le post-colonialisme, visité par 350 personnes, qui était pourtant «controversé, mais différencié».
Les médias sembleraient donc nourrir la polarisation au lieu de traiter le débat sur la guerre au Proche-Orient à travers d’autres voix moins polarisées parce que «[c]e qui n’est pas capable de produire de l’excitation reste sous le radar». «Pendant ce temps, les universités feraient bien de ne pas se laisser transformer en jouet politique par les activistes ou les journalistes, mais de défendre les espaces de discussion ouverts contre tous ceux qui veulent les restreindre à leur profit.»