«Les scientifiques financés par le FNS doivent déposer leurs sets de données sur des serveurs publics. Une première analyse montre que peu de ces sets sont déclarés au FNS, mais que la plupart d’entre eux respectent les principes FAIR.»
19 Août 2024
19 Août 2024
«Les scientifiques financés par le FNS doivent déposer leurs sets de données sur des serveurs publics. Une première analyse montre que peu de ces sets sont déclarés au FNS, mais que la plupart d’entre eux respectent les principes FAIR.»
19 Août 2024
Le Canton de Vaud a décidé de donner plus de poids aux écoles privées. Elles pourront délivrer des maturités fédérales. Le Conseiller d’état en charge de l’enseignement Frédéric Borloz n’y voit pas d’inconvénient, d’autant plus que d’autres cantons ont déjà fait ce pas. Ce changement doit encore être soumis au Grand conseil vaudois via la révision de la loi sur l’enseignement supérieur.
(RTS, A partir de 3min39)
19 Août 2024
Alfred Bodenheimer, professeur à l’Université de Bâle et directeur du Centre d’études juives, craint des potentielles nouvelles manifestations demandant le boycott des universités israéliennes: «Si nous isolons les universités de la science internationale, les institutions qui représentent encore réellement une voix discordante en Israël seront détruites.»
14 Août 2024
Selon le journal en ligne Nebelspalter, l’Union européenne aurait, lors des négociations avec la Suisse autour des accords bilatéraux, formulé de nouvelles exigences: les universités suisses doivent cesser de discriminer les étudiant-es citoyen-nes de l’UE en demandant des taxes d’études plus onéreuses que celles pour les Suisses. La NZZ en a conclu que cela mettrait de la pression non seulement sur les EPF mais également sur l’Université de Saint-Gall (HSG), car les étudiant-es de l’étranger, limités en nombre à un taux de 25%, payent 2,5 fois plus que les étudiant-es de Suisse.
La présidente par intérim du conseil de l’université affirme qu’une modification des taxes d’études aurait un impact important pour l’université qui «mettrait en cause l’orientation de la HSG».
Le Conseiller aux États Benedikt Würth est membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E), qui a entamé l’examen du message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant les années 2025 à 2028 (message FRI). Dans ce cadre il s’est prononcé en faveur de tripler les taxes pour les étudiant-es de l’étranger. Et de même que la présidente du conseil de l’université, il ne connaît pas le contenu des négociations entre Berne et Bruxelles, mais il estime qu’il pourrait s’agir d’une tactique de négociation de lancer ce sujet. Il estime que par rapport à la fuite des cerveaux «il n’est pas du tout […] dans leur intérêt que de plus en plus d’étudiants de l’UE soient en Suisse».
14 Août 2024
«La grande majorité des hôpitaux en Suisse se trouvent dans une situation financière très difficile. Selon plusieurs études concomitantes, ils ont subi des pertes d’un milliard de francs en 2023. De manière générale, ils ne survivent que grâce à la manne publique et les difficultés se sont accrues au cours des dernières années.»
13 Août 2024
La Suisse pourrait devoir renoncer à augmenter les taxes pour les étudiants étrangers. C’est en tout cas ce que souhaiterait Bruxelles selon la NZZ et Nebelspalter. Bruxelles aurait ajouté cette requête aux négociations autour du futur paquet d’accords bilatéraux entre la Suisse et l’UE. Le Conseil des EPF projette de tripler l’écolage des étudiants qui n’ont pas de maturité suisse d’ici 2025.
Le Forum présente un débat entre entre Fabien Fivaz, conseiller national Les Verts/NE et Céline Weber, conseillère nationales Vert’libéraux/NE.
13 Août 2024
«Des étudiants de la Clinique universitaire de médecine dentaire (CUMD) de [l’Université de] Genève dénoncent un climat délétère, voire tyrannique, au sein de leur école […]. Ils décrivent des humiliations et des évaluations injustifiées, en particulier envers les universitaires étrangers. Le décanat reconnaît de son côté un problème systémique.»
13 Août 2024
Après sa réélection comme présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a promis d’augmenter les dépenses de recherche de l’UE et de « développer » le Conseil européen de la recherche (CER) et le Conseil européen de l’innovation (CEI).
13 Août 2024
Certaines domaines des sciences humaines et sociales connaissent une importante diminution du nombre d’étudiant-es ces dernières dix années. Plusieurs universitaires spéculent sur les raisons derrière cette tendance et discutent les mesures à prendre.
13 Août 2024
«Le FNS augmente les salaires minimaux des doctorantes et doctorants employés dans le cadre de ses instruments d’encouragement. La mesure entrera en vigueur au 1er janvier 2026.»
13 Août 2024
Un collectif de 14 personnes (pour la plupart scientifiques et ancien-nes politiques) «s’accordent au texte d’alerte lancé le 25 juin dernier dans ce journal par Ola Söderström, professeur à l’Université de Neuchâtel, sous un titre évoquant pertinemment sa «foxnewsification» [du Temps]», qui déplore le traitement, par le journal, des récentes manifestations palestiniennes dans les Universités de Lausanne et Genève.
16 Juil 2024
«La désinformation prend de l’ampleur dans les médias et particulièrement sur les réseaux sociaux. Face au phénomène, l’Université de Genève a créé Certify, une plateforme destinée à confronter rapidement une information trouvée en ligne avec un regard d’expert. […] Certify a lancé la construction de son panel d’experts et d’expertes dans le monde académique, en s’appuyant sur le réseau Avis d’experts, mis en place par les universités romandes en collaboration notamment avec la RTS. La liste a vocation à s’allonger avec d’autres champs d’expertises.»
16 Juil 2024
Un tribunal néo-zélandais a jugé que l’Université d’Auckland avait manqué à son obligation de protéger Siouxsie Wiles, microbiologiste renommée, contre les abus et le harcèlement intenses dont elle a été victime alors qu’elle fournissait des informations publiques sur la pandémie. Toutefois, le tribunal n’a pas considéré que l’université avait porté atteinte à sa liberté académique lorsque l’université lui a conseillé de limiter ses commentaires publics afin de réduire le harcèlement.
La question de savoir dans quelle mesure les universités sont responsables de la protection des universitaires qui sont harcelés pour avoir participé à des discussions sur leur travail dans les médias sociaux ou dans les médias fait l’objet de nombreux débats dans le monde.
15 Juil 2024
Virginia Richter, première rectrice de l’Université de Berne depuis un mois, évoque les défis actuels: «Le fait que les Services psychologiques universitaires (UPS) et l’hôpital des l’île soient actuellement en crise provoque des sentiments mitigés. […] Je pense que pour les deux, il s’agit de regagner la confiance et […] une bonne communication est importante. Et je pense que je peux y contribuer.»
Par rapport au rôle de l’Université pendant les occupations pro-palestiniennes de l’université, elle avance: «Nous ne sommes utiles à personne si nous disons : ici, nous sommes de cette opinion politique. C’est pourquoi je trouve judicieux que l’université se définisse comme politiquement neutre. J’entends par là qu’elle est également neutre vis-à-vis des partis politiques. Dès l’instant où vous abandonnez cette prétention à la neutralité, la politique vient vous dire que nous attendons de vous ceci ou cela. Mais cela ne veut pas dire que l’université est une tour d’ivoire qui n’a rien à voir avec la société. Il y a de très nombreuses choses ou de nombreux aspects dans lesquels l’université s’engage pour la société et collabore avec la politique», par exemple pour fournir des expertises. «Si la direction de l’université s’était engagée politiquement au préalable, nous aurions peut-être restreint la liberté de ces expert-es. Nous conseillons également le gouvernement, par exemple. Nous travaillons également avec des acteurs locaux dans le canton. En ce sens, nous nous considérons comme engagés dans la société. Mais ce n’est pas notre rôle de nous positionner par rapport à tel ou tel conflit.» L’université de Berne défendrait la liberté d’opinion et la liberté académique mais «ce que nous attendons de nos collaborateurs, c’est qu’ils le gèrent de manière responsable, qu’ils ne nuisent pas à l’institution et qu’ils déclarent aussi leur opinion privée comme privée.» Elle évoque notamment les lignes directrices concernant la communication et l’expression d’opinion, qui ont récemment été mises à jour, et la création d’un groupe de travail sur le caractère scientifique (Wissenschaftlichkeit) qui se penchera, entre autres, sur la différence entre l’engagement et l’activisme. «L’activisme sans distance n’a vraiment pas sa place à l’université, car il peut nuire à la crédibilité des chercheurs.»
15 Juil 2024
«La direction […] [du quartier d’innovation] Bluefactory et les autorités [fribourgeoises] annonçaient un potentiel d’emplois allant de 1’000 à 2’000 places pour le site de l’ancienne brasserie, avec l’idée d’avoir 800 employés à la fin de l’année 2025. Gentiment, mais sûrement, ces objectifs se mettent en place. […]
Les prochains coups de pelle devraient être donnés d’ici au début de l’année prochaine pour un autre projet de taille : la construction du Smart Living Lab. Bureaux, laboratoires, salles de conférences… Quasiment 5’000 m² de surface pourront héberger 130 employés de l’Université de Fribourg, de la Haute école d’ingénierie et d’architecture, ainsi que de l’EPFL, dont une huitantaine sont déjà installés dans la Halle Bleue.» Le projet de construction du Smart Living Lab a pris du retard, mais il devrait être opérationnel dans le courant de l’année 2027.
15 Juil 2024
«Le Conseil des EPF (Ecoles polytechniques fédérales) s’est prononcé vendredi en faveur du triplement des taxes d’étude pour les étudiants étrangers de l’EPFL et de l’EPFZ domiciliés en Suisse. Les décisions de principe seront prises à la fin de l’année. Les associations d’étudiants de l’EPFZ [VSETH] et de l’EPFL [AGEPoly] s’opposent à cette hausse.»
10 Juil 2024
La participation de l’Université hébraïque de Jérusalem à une université d’été a posé problème à un collectif d’étudiant·es propalestinien·nes en travail social, la Coordination etudiante pour la Palestine (CEP HETS).
Le rectorat a décidé de reporter l’événement «pour ne prendre aucun risque relatif à la sécurité des participant·es». Le collectif estime par ailleurs que la direction fait preuve de mauvaise foi en justifiant «cette annulation par la présence d’un danger avéré pour l’intégrité physique et morale des participant·es». Les termes employés par le rectorat sont jugés comme «polarisants et injustifiés».
10 Juil 2024
Le conflit au Moyen-Orient place les universités devant un dilemme : comment la liberté de recherche, les droits de l’homme et la sécurité doivent-ils s’articuler ? Doivent-ils être pondérés entre eux ? Joël Graf, historien et ancien conseiller pour des programmes de recherche de l’UE, notamment dans les domaines de la sécurité et de l’éthique, estime qu’il convient d’examiner systématiquement les relations scientifiques avec les organisations partenaires palestiniennes et israéliennes et de réfléchir comment limiter le « transfert non souhaité d’informations sensibles, de savoir-faire et de technologie » sans pour autant boycotter des états.
Joël Graf prend comme exemple une lettre envoyée fin mai par le Conseil universitaire flamand à la commissaire européenne à la recherche Iliana Ivanova. Dans cette lettre, il demande dans quelle mesure les coopérations avec Israël sont compatibles avec la clause éthique d’Horizon Europe dans le contexte de la guerre en cours et des décisions de la Cour internationale de justice. Le Conseil de l’Université souligne qu’il est tout à fait ouvert à une approche différenciée vis-à-vis des partenaires de recherche israéliens. Mais il faut des lignes directrices claires pour prendre les décisions nécessaires.
Dans sa réponse au Conseil universitaire flamand, la commissaire européenne Ivanova écrit qu’elle est consciente de l’importance de la question. En même temps, elle met en garde contre le fait de mettre fin à des coopérations de recherche avec des partenaires israéliens uniquement en raison de leur nationalité. Ce serait « inapproprié » et « discriminatoire ». L’université belge de Gand – également liée à l’université de Berne par le réseau universitaire The Guild – a tiré ses propres conclusions. Le recteur a annoncé le 31 mai qu’il suspendait provisoirement la coopération institutionnelle avec les instituts de recherche israéliens. Il s’est appuyé sur un rapport de la commission interne pour les droits de l’homme et le double usage (recherche et innovation utilisables à des fins civiles et militaires). Cette commission a fait état de violations graves présumées du droit international humanitaire.
10 Juil 2024
Selon des nombreuses sondages, une grande partie des scientifiques souffrent des effets du stress, d’harcèlement, de la précarité financière et les perspectives parfois incertaines d’emploi sur leur santé. Etudiant-es et universitaires sont beaucoup plus susceptibles de souffrir de dépression et d’anxiété que la population générale.
Plusieurs universités ont pris des mesures pour combattre ce phénomène, par exemple en donnant des cours sur la santé mentale. Un étudiant de l’Université de Cambridge (Etats-Unis) a notamment conçu un cours pour enseigner le «curriculum caché du doctorat». L’objectif était d’aider les étudiants à apprendre comment réussir dans la science (souvent en brisant les idées préconçues), tout en créant une communauté inclusive et solidaire. Une version adaptée de ce cours est aujourd’hui proposée par l’Université Cornell à Ithaca, dans l’État de New York, et par l’Université de Washington à Seattle.
De même, Jessica Noviello, planétologue au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, dans le Maryland, a mis sur pied une série d’ateliers destinés à cibler un facteur de stress important pour la santé mentale des universitaires : l’insécurité de l’emploi ou, plus précisément, la capacité à trouver un emploi qui corresponde à ses plans de carrière et à ses objectifs de vie.
L’International Max Planck Research School for Intelligent Systems organise des «bootcamps» ou des retraites pour un grand nombre de ses doctorants et membres de la faculté. Le programme prévoit également des contrôles annuels au cours desquels les étudiants peuvent discuter de la dynamique du groupe et soulever des questions auprès du personnel. Il a mis en place des comités consultatifs de thèse afin qu’aucun superviseur universitaire n’ait trop de pouvoir sur un étudiant. Enfin, il prévoit d’enquêter sur la santé mentale de ses étudiants deux fois par an au cours des trois prochaines années afin de sonder la santé mentale. Une spécialiste du domaine, la psychologue Desiree Dickerson, salue cette initiative: «L’un des plus gros problèmes que je rencontre est la peur de mesurer le problème».
9 Juil 2024
«L’UE ouvre les appels Starting Grant 2025, Synergy Grant 2025 et Consolidator Grant 2025 aux scientifiques établis en Suisse. C’est la première fois depuis trois ans qu’ils peuvent participer à ces appels importants. D’autres appels à projets du Conseil européen de la recherche (ERC) sont désormais ouverts aux chercheuses et chercheurs de Suisse pour l’année 2025. Cette réglementation transitoire permet aux scientifiques affiliés à des institutions suisses de se porter candidat·es aux prestigieux subsides ERC pour l’année 2025 dans le cadre d’Horizon Europe, le plus grand programme de recherche au monde.»