Trois professeur-es se prononcent, en tant que scientifiques, en faveur des objectifs et finalités de l’initiative «Biodiversité».
23 Août 2024
23 Août 2024
Trois professeur-es se prononcent, en tant que scientifiques, en faveur des objectifs et finalités de l’initiative «Biodiversité».
23 Août 2024
Le Conseil fédéral s’est récemment prononcé contre une participation au programme européen d’observation de la Terre «Copernicus» jusqu’en 2027. Le professeur en data science à l’Unviersité de Zurich, Jan Dirk Wegner, regrette cette décision: «En ne participant pas au programme Copernicus, la Suisse risque d’être exclue de la recherche et du développement, ce qui serait une grande perte pour les hautes écoles et les entreprises à forte activité de recherche du pays. De plus, l’utilisation ultérieure des données Copernicus risque d’être limitée. Dans le pire des cas, cela rendra inutilisables des produits déjà développés avec succès […]. Une adhésion aussi rapide que possible à ce programme est donc absolument souhaitable.
23 Août 2024
«La science est un sport d’équipe, et ces équipes sont de plus en plus nombreuses. Si cette expansion peut aider les chercheurs à répondre à des questions biomédicales complexes en travaillant ensemble, une étude récente suggère que cette tendance a entravé les perspectives de carrière des titulaires d’un doctorat.»
23 Août 2024
Michael Malquart, docteur en physique, estime que le collège genevois «ne permet plus une transition adéquate vers les formations supérieures, notamment dans les domaines de la santé, des sciences naturelles et des sciences de l’ingénieur». Il regrette un taux d’abandon et d’échec trop important dans la première année des études «en raison d’un écart trop important de niveau en mathématiques et leurs applications entre la maturité et la première année académique».
Une pétition lancée par un groupe de scientifiques a ainsi été déposée le 14 août auprès du Grand Conseil pour attirer l’attention des députés, et de la population, sur ces enjeux jugés importants. Elle recommande trois pistes d’amélioration.
23 Août 2024
Trois étudiant-s juifs des universités de Duisbourg, Berlin et Hambourg racontent dans une interview leur lutte contre l’hostilité antisémite dans leurs universités, avec l’impression que la minorité antisémite peut décharger leur colère dans les universités et que la plupart des étudiant·es et des professeur·es ne montrent même plus un soupçon de résistance. Deux d’entre eux envisagent d’émigrer en Israël.
22 Août 2024
L’explosion des neurosciences n’a pas encore apporté grand-chose aux malades mentaux, estime l’autrice de l’article, Eveline Geiser. Pour progresser, des énormes bases de données de scans cérébraux sont nécessaires. L’infrastructure existe, à priori (la European Brain Research Infrastructure (Ebrains)), mais la plupart des scientifiques semblent stockent leurs données dans le meilleurs des cas dans les serveurs de l’université, par crainte que d’autres publient leurs résultat se basant sur leurs scans avant eux.
La manière de créer des incitations durables au partage des données fait l’objet de discussions animées. «Si les décideurs des universités et des instituts de recherche prennent au sérieux l’approche «big data» dans la recherche sur le cerveau, les paroles devraient rapidement être suivies d’actes. Sinon, l’appel à de nouvelles thérapies pour les maladies psychiques restera longtemps inaudible – ce qui reviendrait notamment à gaspiller l’argent des contribuables.»
22 Août 2024
Actuellement, la recherche d’erreurs dans les articles publiés n’est ni systématique ni récompensée. Par rapport à l’approche ad hoc actuelle, « les découvertes significatives par dollar dépensé seraient en fait plus élevées avec un certain degré de contrôle systématique des erreurs », affirme Ian Hussey, méta-scientifique à l’Université de Berne. «Et un système sérieux de détection des erreurs nécessite des ressources, y ajoute Malte Elson, psychologue à l’Université de Berne. «On ne peut pas s’attendre à ce qu’il fonctionne gratuitement.» Ce dernier et ses collègues ont donc lancé le projet Estimating the Reliability and Robustness of Research (ERROR) en février pour changer cela, qui rémunère des réviseurs qui vérifient les articles de psychologie ou liés à la psychologie les plus cités pour détecter les erreurs de code, d’analyses statistiques et de citations de référence.
Ce projet est financé par le programme Humans in Digital Transformation, un fonds destiné à promouvoir une stratégie de numérisation à l’Université de Berne, avec un soutien de quatre ans et 250’000 francs suisses, les réviseurs sont payés jusqu’à 1’000 francs pour chaque article qu’ils vérifient. Ils reçoivent une prime pour toutes les erreurs qu’ils trouvent, avec des primes plus importantes pour les erreurs plus graves – par exemple, celles qui donnent lieu à un avis de correction majeur ou à une rétractation – jusqu’à un maximum de 2’500 francs. Cette prime s’inspire des programmes de «bug bounty» que les entreprises technologiques, telles que Microsoft et Google, offrent aux pirates informatiques qui trouvent et signalent des failles dans leurs produits.
Pour maximiser l’impact de ses efforts, ERROR hiérarchise les articles les plus cités et contacte les auteurs des études pour leur demander l’autorisation d’examiner leurs travaux. «Pour qu’ERROR soit une réussite, il est important que tout le monde soit d’accord», explique M. Elson, mais l’équipe doit également avoir accès aux données et au code sous-jacents de chaque article, ce que seuls les auteurs peuvent fournir. Et les auteurs sont également rémunérés : 250 francs pour répondre aux questions des évaluateurs et mettre les données à disposition, et 250 francs supplémentaires si l’évaluateur ne trouve que des erreurs mineures ou pas d’erreurs du tout.
22 Août 2024
Selon les chiffres 2021 de l’Office fédéral de la statistique (OFS), les femmes restent globalement sous-représentées dans la recherche scientifique, notamment en ingénierie/technologie (28%). «Ce phénomène est patent aux postes à responsabilités: en 2022, elles n’étaient que 29% à un poste de professeure titulaire ou de directrice de recherche (21% en 2014), alors qu’elles formaient 47% des doctorants (43% en 2014), selon l’OFS, au sein des hautes écoles et instituts de recherche. Quatre chercheuses d’élite apportent leur regard.
Anna Fontcuberta I Morral, future présidente de l’EPFL, observe encore aujourd’hui des inégalité de traitement: «la parole des femmes est parfois moins prise au sérieux que celle des hommes.»
Klea Faniko, chargée de cours à l’Université de Genève, préconise des campagnes, comme celle de l’UNIGE contre le harcèlement et la discrimination («Pour une uni bienveillante!») pour sensibiliser la communauté académique sur le sexisme.
Valeria Cagno de lnstitut de Microbiologie à Lausanne, témoigne des remarques sexistes qu’elle a dû subir: «Certains supérieurs hiérarchiques et des collègues m’ont reproché de donner trop d’ordres. Il est clair qu’on n’adresserait jamais ce genre de critiques à un homme.»
Lea Caminada, professeure de physique qui travaille à l’Université de Zurich, au PSI et au CERN, entend parfois des remarques qui sous-entendent que les femmes bénéficient d’un traitement de faveur, des attaques qu’elle évite de prendre à titre personnel. Au-delà des genres, tout le monde possède des compétences, juge-t-elle. «Pour viser un objectif,nous avons besoin de l’apport de femmes et d’hommes qualifiés issus de différentes cultures. Et selon moi, la manière dont les équipes sont composées, les dynamiques qui les traversent, plus que le genre, font la différence.»
21 Août 2024
Une étude à long terme de l’Université de Berne (Tages-Anzeiger du 13.08.2024) montre que les enfants d’universitaires ont plus de chances que les autres de réussir à l’école. La probabilité est plus grande pour eux d’obtenir un diplôme universitaire que pour les enfants de non-universitaires. L’article du Tages-Anzeiger a suscité de nombreuses réactions et des débats houleux.
L’expert en éducation Jürg Schoch, qui souligne que le gymnase n’est pas nécessairement meilleur que l’apprentissage, estime que des actions pour garantir l’égalité des chances sont nécessaires à tous les niveaux, y compris dans l’enseignement supérieur. Une mesure serait notamment d’offrir davantage de cursus en emploi, ce qu’on appelle en Allemagne l’«université de formation duale» qui permet d’étudier en coordination avec une activité professionnelle. Il s’interroge pourquoi cela n’est pas encore été déployé en Suisse, la «mère patrie» de ce type d’enseignement.
Une autre proposition vient du professeur de sociologie de l’éducation à l’Université de Berne Rolf Becker. Il propose d’abolir la sélection à la fin de l’école obligatoire, manque de justification scientifique: «Nous avons une école du 19e siècle».
21 Août 2024
Eric Gertler, directeur et CEO du U.S. News & World Report, a déclaré que la présidente de l’Université Columbia Minouche Shafik, comme ses collègues de Penn (Liz Magill) et Harvard (Claudine Gay) étaient des erreurs de casting. «Le travail d’un-e président-e d’université a des dimensions qui vont bien au-delà de la gestion de ce type de crise. La plupart des président-es d’université ont des CV qui se distinguent dans le monde académique, que ce soit dans le savoir («scholarship»), de la théorie et de la cérémonie. Cette formation n’est pas toujours adaptée à un rôle qui exige de jongler avec les intérêts divergents des étudiant-es, des donateurs, des anciens étudiant-es, des enseignant-es, des administrateurs-rices et des membres de la communauté. […] La supervision d’organisations aussi complexes requiert des compétences comparables à celles d’un-e PDG de Fortune 1000. […] Les conseils d’administration («trustees») devraient également prendre en considération les dirigeant-es des secteurs militaire, politique et non lucratif.»
20 Août 2024
Hans Ulrich Gumbrecht, professeur émérite de littérature à l’Université de Stanford, à l’Université hébraïque de Jérusalem et à l’Université de Bonn, tente d’expliquer pourquoi il y a un manque d’attrait des sciences humaines et sociales («Geisteswissenschaften») depuis 2010: au niveau global, le nombre d’étudiant-es aurait diminué de 40%.
«Les sciences humaines d’aujourd’hui manquent de protagonistes passionnant-es, de penseurs dont les cours ont une valeur d’expérience, dont les opinions déclenchent des controverses publiques et dont les livres deviennent des best-sellers. Des figures de leur âge d’or comme Hélène Cixous ou Judith Butler, Michel Foucault, Richard Rorty ou Jürgen Habermas n’ont pas trouvé de successeurs parmi les jeunes générations – et ne se sont, de manière sympathique, guère posé de questions à ce sujet.» […] Aujourd’hui, même les chercheurs en sciences humaines d’un calibre intellectuel comparable n’atteignent jamais une attention aussi intense, et même l’aura des protagonistes restants de l’âge d’or s’est éteinte. Cela peut s’expliquer par le fait que, depuis le début du millénaire, leurs disciplines se concentrent de plus en plus, et désormais presque exclusivement, sur des phénomènes d’identité collective qui sont difficilement transmissibles avec un intérêt public universel. Si les perspectives de l’identité de genre peuvent encore parfois concerner les groupes «différents», les discussions sur les identités nationales, sociales et culturelles ont tendance à s’isoler dans des cercles d’auto-affirmation ou d’auto-variation. Outre les thèmes transversaux, les sciences humaines ont également perdu la confiance de leurs étudiant-es et de leurs lecteurs et lectrices dans les connaissances auxquelles seule la pensée peut mener. Même parmi les citoyen-nes instruit-es, les statistiques calculées électroniquement ont entre-temps remplacé les concepts et les théories comme moyen de saisir la réalité. Leurs chiffres secs et définitifs ne laissent plus guère de place à de brillantes spéculations.»
20 Août 2024
Pour la cheffe du Département de l’instruction public genevois, Anne Hiltpold, raccourcir d’un an le cursus des futurs enseignants du primaire permettrait de le rendre plus attractif et de s’aligner sur les autres cantons.
20 Août 2024
Le directeur de Movetia Olivier Tschopp explique que la Suisse est en retard par rapport à l’engouement des étudiant-es des pays voisins pour les échanges internationales, il y a 3 à 4 fois moins de jeunes qui y participent. «Il y a une petite arrogance helvétique. Notre système formatif, notre système éducatif est bon, je crois qu’il faut l’admettre, ce n’est peut-être pas le meilleur mais ce qu’on nous dit, c’est que les pays aussi rattrapent le retard, se développent, […] même dans les pays qui ne sont pas considérés comme un système éducatif performant, on y trouve des écoles et des institutions qui ont développé les moyens et les outils, et d’un coup cela vaut la peine de regarder ailleurs ce qui se passe pour rechercher cette innovation, ces bonnes pratiques pour l’importer en Suisse. […]» (A partir de 2min40)
20 Août 2024
Le début d’un cours en économie de l’assurance à l’Université de Lucerne, il a été annoncé: ce cours est sponsorisé par CSS Assurances, l’Assurance Concordia et la SUVA.
En effet, la CSS Assurance met à disposition un total de 250’000 francs pour la période 2018 à 2026 pour le poste de professeur titulaire en économie d’assurance. Pour l’assurance Concordia, il s’agit de 70’000 francs pour la période de 2017 à 2026.
Des telles pratiques en faveur de la transparence semblent différer dans les universités:
19 Août 2024
Plusieurs musées mettent la Suisse sur le banc des accusés pour son implication coloniale. L’historien de l’économie à l’Université de Zurich Tobias Straumann critique cette thèse. Il lance : «Nous avons vu à Bâle et à Berne des exemples de science très unilatérale, motivée par la politique. Elle est de piètre qualité et nuit à la réputation des universités.»
19 Août 2024
Le vice-président de BlackRock ne prononcera pas la conférence prévue par les alumni du Graduate Institute mi-septembre. Des étudiants ont fait pression, refusant la présence d’un groupe qui fait du profit avec la guerre à Gaza, écrit la «NZZ». L’institut conteste: «Philipp Hildebrand n’a pas été «désinvité», mais nous avons en effet changé le programme de l’après-midi de la journée des alumni, pour plusieurs raisons entrecroisées».
19 Août 2024
«En Suisse, de nombreuses disciplines chirurgicales restent essentiellement masculines. Face au sexisme ambiant, aux conditions de travail et aux difficultés de concilier vie privée et vie professionnelle, les femmes choisissent encore peu cette voie.»
19 Août 2024
«L’Université de Berne intègre les études sur le Proche-Orient au sein d’un nouveau département d’anthropologie sociale, des sciences des religions et de recherche du Moyen-Orient et des sociétés musulmanes. Ce changement fait suite au licenciement d’un professeur qui avait salué les attaques du Hamas contre Israël.»
19 Août 2024
«La présidente de la prestigieuse Université Columbia à New York, Minouche Shafik, a annoncé mercredi sa démission, invoquant la « période de crise » au cours de laquelle l’établissement est devenu l’épicentre de manifestations étudiantes contre la guerre à Gaza.»
19 Août 2024
Sept universités et écoles polytechniques suisses se trouvent dans le top 200 du classement de Shanghai de 2024.