La Direction de l’Université de Zurich a informé vendredi ses étudiant·es des adaptations trouvées pour faire face à la situation: les évaluations ratées lors du semestre de printemps pourront être repassées sans restriction.
6 Avr 2020
6 Avr 2020
La Direction de l’Université de Zurich a informé vendredi ses étudiant·es des adaptations trouvées pour faire face à la situation: les évaluations ratées lors du semestre de printemps pourront être repassées sans restriction.
3 Avr 2020
Pour la fin du semestre en cours, l’Université de Lausanne maintient les sessions d’examens, sans que les échecs ne soient comptabilisés. Cependant, pour les échecs non comptabilisés, «Cette disposition ne pourra pas s’appliquer aux étudiants de la première année de bachelor, ceci afin de préserver la qualité et la validité de vos enseignements», selon Giorgio Zanetti, Vice-recteur de l’enseignement.
Certain-e-s étudiant-e-s estiment qu’il y a une inégalité de traitements et auraient lancé une pétition qui aurait déjà récolté plus de 1000 signatures, selon le 20 minutes.
3 Avr 2020
Luciana Vaccaro, rectrice de la HES-SO, fait un bilan sur la situation dans ses institutions. 60-90% des cours ont été mises en ligne, et il y a des grandes différences selon les domaines enseignés. Elle reconnait qu’il y avait des inquiétudes quant aux stages qui se déroulaient dans des lieux qui ont ensuite fermés. Celles-ci seront reconduites.
Il y a des réflexion en cours quant à la reconnaissance des expériences des étudiant-e-s, comme celle des infirmiers et infirmières qui travaillent pendant cette période.
Les examens en fin d’année auront bien lieu. Certains peuvent avoir lieu en ligne et seront fait pendant l’été et les autres seront reportés après l’été.
3 Avr 2020
«Pour nombre d’étudiantes et d’étudiants, la crise sanitaire actuelle s’accompagne de difficultés financières inattendues: certaines ou certains ont perdu leur emploi, plusieurs sont mobilisé-es dans des actions solidaires qui risquent de rallonger la durée de leurs études, d’autres encore doivent composer avec un matériel informatique insuffisant pour suivre correctement les enseignements à distance. Au-delà de sa dimension sanitaire, la crise du coronavirus est ainsi révélatrice des inégalités sociales qu’elle menace d’amplifier. Profondément attachée à un enseignement supérieur ouvert à toutes et tous, l’UNIGE entend soutenir les étudiant-es en situation de vulnérabilité afin qu’elles et ils puissent mener à bien leurs études malgré les circonstances.»
3 Avr 2020
Dans sa critique du système de santé actuel, le médecin et ancien Conseiller national tessinois Franco Cavalli plaide pour l’abolition du numerus clausus en études de médecine pour faire face à la pénurie de médecins suisses. Il dénonce un mauvais calcul dans l’instauration de ce principe il y a vingt ans. La dépendance envers les pays voisins est pour lui problématique dans la mesure où la culture médicale n’est pas semblable d’un pays à l’autre.
Le médecin plaide ensuite pour une revalorisation du métier d’infirmier-ère et pour la mise en place d’une caisse unique.
3 Avr 2020
Le quatrième épisode d’Histoire vivante intitulé La Peur donne la parole à Marc Dupuis, ancien Président de l’association ACIDUL de l’UNIL. Il fait état du milieu académique, sujet à une pression de compétitivité et de concurrence énorme.
«En temps qu’étudiant, la masse de travail a prodigieusement augmenté, comme les conditions d’études […] et la quantité de travail pour subvenir à ses besoin a monstrueusement évolué.»
A propos du FNS il avance: «Il y a un déficit de compétences managériales et quelques fois même une absence de vision d’ensemble.»
Le parcours et les obstacles rencontrés durant une carrière académique sont ensuite décrits. Le système de ranking – classement des universités – et la «volonté de garder certains privilèges de la part des personnes qui sont en haut de la pyramide» sont dénoncés.
Par ailleurs, il décrit la crainte des doctorant-es de se plaindre auprès de l’institution compétente. Cela serait plus efficace de passer par une justice externe.
3 Avr 2020
2 Avr 2020
Le journaliste de la NZZ, Michael Furger, estime que c’est l’heure de gloire («Sternstude») pour des expert-e-s scientifiques dans cette période d’épidémie COVID-19. En effet l’audience de certains virologues sur Youtube est comparable à celle du Conseil fédéral lors de leurs conférences de presse sur la situation. Ces personnes auraient une influence certaine sur les débats, mais également sur la politique: «Cette fois-ci c’est la primauté des chercheur-e-s en médecine et non celui de l’économie». Encore récemment, des recteur-e-s universitaires auraient estimé que ce n’était pas aux chercheur-e-s de de «se mêler» dans des processus politiques.
L’auteur estime que leur position est train de changer depuis le oui à l’initiative sur l’immigration de masse en 2014. La crise climatique aurait ensuite renforcé ce phénomène, bien que son impact ne soit pas comparable à la crise du Covid-19.
Finalement, le journaliste donne son opinion quant à la place et à l’influence des expert·es en politique: elles·ils devraient se limiter à offrir un éventail de mesures, sans pour autant prendre de décision, ce qui revient aux élu·es. L’auteur ajoute encore que la présence des scientifiques aura permis de faire entrer le doute en politique, chose qui était jusqu’alors vue comme une faiblesse, alors que c’est le principe de base que suit tout·e bon·ne scientifique.
1 Avr 2020
Les institutions bernoises d’instruction publique supposent actuellement que les examens de maturité auront lieu à partir du mois de mai, de manière analogue aux certificats d’apprentissage. Une stratégie nationale est en cours de préparation. La Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique détaillera ce jeudi 2 avril 2020 la stratégie nationale qu’elle est en ce moment en train d’élaborer. L’objectif principal est d’établir des principes standardisés, qui laissent aux cantons une marge d’adaptation, à condition que les diplômes soient remis à temps et que l’accès à l’enseignement supérieur soit garanti.
1 Avr 2020
«Le Département de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) souhaite couper les subventions destinées au Swiss Vaccine Research Institute (SVRI) pour la période 2021-2024, après lui avoir octroyé environ 1,2 million de francs annuellement depuis sa création en 2007. Pour la fondation, qui joue un rôle clé dans la recherche contre le coronavirus sur le plan national comme international, l’enjeu est majeur.» En effet, le SVRI «entend conserver son indépendance et son mode de fonctionnement basé sur un réseau collaboratif entre différentes universités et hautes écoles avec une gouvernance externe. Ces subventions sont donc une question de survie pour lui. Au sein de la structure, on évoque un manque de clarté de la part de la Confédération.»
Giuseppe Pantaleo, directeur du SVRI, explique : «Si nous perdons le financement de la Confédération, toutes les collaborations que nous avons aujourd’hui vont s’arrêter, nous ne disposerons plus des mêmes compétences. En effet, si nous nous regroupons derrière le nom d’une seule institution, comme le demande la Confédération, comment convaincre les autres universités de mettre à disposition un matériel coûteux sans qu’il soit destiné à leurs propres recherches?»
31 Mar 2020
L’Université de Neuchâtel (UniNE) maintient les examens de juin mais en revoit les modalités. La Fédération des étudiant-e-s neuchâtelois-es FEN se dit «satisfaite de constater qu’une partie de [ses] demandes a été prise en compte par le rectorat.» Elle relève toutefois que «les inquiétudes des étudiants restent vives quant à l’augmentation de la charge de travail» et ajoute «on constate que la durée des cours augmente parfois» ou que «des enseignants donnent plus de travaux à rédiger».
31 Mar 2020
La crise COVID-19 oblige l’UE à préparer un plan B (et un plan C) pour son budget de sept ans. «Budget negotiations are notoriously difficult in ordinary times and now, with governments facing all-consuming health and economic emergencies at home, the chances for member state approval of the MFF [multi annual financial framework], worth €1.095 trillion, are slim.»
Ce budget contient celui pour le futur programme de recherche européen Horizon Europe, qui succédera Horizon 2020.
31 Mar 2020
«La Confédération fait appel aux scientifiques suisses pour trouver la meilleure approche contre la pandémie de coronavirus. Elle met en place une cellule de crise composée de chercheurs issus des hautes écoles helvétiques.»
31 Mar 2020
La Commission européenne a mis à jour ses plans de dépenses pour 2020 afin d’injecter des fonds supplémentaires dans la recherche liée au climat et dans un programme de mise en réseau des universités européennes. Elle a également annoncé que le Conseil européen de la recherche accorderait 450 millions d’euros de nouvelles subventions pour les sciences fondamentales.
31 Mar 2020
Le gouvernement français demande le libre accès (selon les principes FAIR) des publications et données scientifiques issues de la recherche française sur le Covid-19.
30 Mar 2020
Les universités romandes s’attaquent au prochain casse-tête: l’organisation de la session d’examens du semestre de printemps, qui doit se dérouler entre fin mai et mi-juillet en fonction des établissements. Heidi.news a fait un tour d’horizon des pratiques de l’UNIL, de l’Université de Genève et de l’EPFL.
La Liberté cite le responsable de la communication de l’Université de Fribourg, Marius Widmer: «Nous avons pour ambition de terminer le semestre normalement et souhaitons que les examens puissent se dérouler selon le calendrier en vigueur. Selon l’évolution de la situation sanitaire, il faudra éventuellement revoir la forme de certains tests ou former de petits groupes d’étudiants pour le passage d’examens écrits traditionnels.»
La décision (par exemple à Genève), de maintenir les examens n’arrange pas à tous les étudiant-e-s, comme le rapporte la RTS : «Mobilisé-e-s, brutalement licencié-e-s ou bien privé-e de garde d’enfant». Le recteur Yves Flückiger justifie sa décision dans la RTS: «Il est important de garder en tête la qualités des diplômes.» L’université communiquera d’autres mesures financières pour soutenir ses étudiant-e-s.
Par ailleurs, selon un communiqué de presse, «L’UNES exige véhément que les hautes écoles prennent les associations étudiant.e.s au sérieux et entament un dialogue avec celles-ci afin de trouver une solution mutuellement acceptable.»
30 Mar 2020
L’application Zoom transmet des données de ses utilisateurs à Facebook, même pour les personnes qui n’ont pas de compte chez le géant de médias sociaux.
Le préposé valaisan à la protection a déclaré dans l’émission Forum: «N’utilisez pas Zoom! Cette application ne respecte pas la sécurité des données et collecte de manière éhontée les données personnelles des utilisateurs. Quand c’est gratuit, le produit, c’est vous. […] Ce qui est plus inquiétant, c’est que nous avons maintenant des gouvernements, des écoles, des gens qui devraient être exemplaires, et qui ont choisi la voie de la facilité» alors qu’il y a au moins trois alternatives, dont deux gratuites.»
En effet, cette application est actuellement utilisé par plusieurs universités (dont l’Université de Fribourg, selon un article de La Liberté).
30 Mar 2020
Le Tribunal fédéral a décidé que deux postulant-e-s ne pourront pas être stagiaires-avocat-e en Suisse : les études qu’ils ont suivies à l’étranger ne sont pas compatibles avec le droit suisse.
27 Mar 2020
Science buisness fait l’état de la situation de la recherche dans différentes universités européennes (Cambridge University, University College London, TU Berlin, KU Leuven, Eindhoven University of Technology, Glasgow University, Ljubljana University, Trinity College Dublin). Toutes ont le point commun d’avoir mis en pause toutes les recherches qui ne sont pas liées au Covid-19. Si certain·es· chercheur·euses voient dans la situation l’occasion de traiter des données mises en côté, d’autres ont perdu l’équivalent de mois de recherches.
L’Université de Stockholm s’est en outre mise à la production de gel hydroalcoolique et l’Université d’Aalto en Finlande a tenu un congrès en ligne la semaine passée et en tire un bilan positif.
Les essais cliniques de médecine sont également mis en pause pour ne pas mettre en danger les patient·e·s. C’est le cas par exemple en Suisse (Addex Therapeutics, GeNeuro), dans l’Union européenne et en Grande-Bretagne.