L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH) reçoit un don de 40 millions de francs pour la construction d’un nouveau bâtiment destinée à la recherche en physique quantique. Ce don provient du alumnus Martin Haefner, propriétaire d’AMAG SA.
26 Nov 2020
L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETH) reçoit un don de 40 millions de francs pour la construction d’un nouveau bâtiment destinée à la recherche en physique quantique. Ce don provient du alumnus Martin Haefner, propriétaire d’AMAG SA.
25 Nov 2020
Le Canton de Vaud a mis à l’enquête le plan d’affectation «Côtes de la Bourdonnette». Ce projet prévoit la construction d’un «Campus Santé» qui doit offrir de nouvelles infrastructures de formation d’ici à 2024-2025 pour permettre au Canton de former 30% d’étudiant-e-s en plus dans le domaine de la santé. Le site abritera la Haute école de santé Vaud (Hesav), actuellement répartie sur quatre sites, et quelques infrastructures de la Haute École Pédagogique, dont le site de Lausanne qui arrive à saturation.
Il s’agira aussi de construire un quartier de 2000 habitant-e-s (dont 550 résident-e-s en formation), doté notamment d’une école, de structures parascolaires et de commerces.
25 Nov 2020
«Les cantons de Suisse romande s’apprêtent à créer une institution visant à réguler les places de formation en médecine et mieux répondre aux besoins de la population.»
24 Nov 2020
En janvier 2021, le Plan S pour le libre accès entrera en vigueur. Il a été signé par un grand nombre d’organismes finançant la recherche en Europe. Sous le Plan S, ces organismes demandent aux auteurs de publier en libre accès les articles sur les recherches qu’ils ont financées. Une façon pour les auteurs de se conformer à cette nouvelle règle est de choisir des revues qui imposent des «frais de traitement des articles» pour rendre le contenu immédiatement accessible.
La revue scientifique Nature permettra la publication immédiate en libre accès pour €9’500 par article. Ce montant suscite des critiques. En comparaison, une publication en libre accès dans The Lancet, qui a facteur d’impact supérieur, coûte seulement $5000.
23 Nov 2020
L’Université de Berne et l’Hôpital universitaire de l’Ile fondent un Centre pour l’intelligence artificielle dans la médecine (CAIM). Celui-ci devrait permettre de développer de nouvelles technologies pour la médecine de précision.
20 Nov 2020
Le deuxième article d’une série sur l’enquête inaugurale du journal Nature sur les chercheur-e-s postdoctorales-aux dans les universités du monde entier révèle un sentiment d’instabilité et une situation de précarité accrue causée par la pandémie.
L’enquête, qui a recueilli les réponses de 7 670 chercheur-e-s postdoc de 93 pays, a révélé un mécontentement quant à leurs perspectives de carrière, leur charge de travail et la culture du lieu de travail . Cette situation ne serait malheureusement pas nouvelle : depuis 20 ans, les postdocs feraient partie du «précariat de la recherche», occupant des postes qui offrent peu de sécurité d’emploi, une faible rémunération et un cheminement incertain vers un poste permanent.
Malgré l’incertitude, six personnes sondées sur dix se disent satisfaites de leur poste et considèrent toujours le milieu universitaire comme leur destination professionnelle préférée. La pandémie aurait cependant aggravé leur situation déjà difficile au sein du monde académique. La moitié des personnes interrogées indiquent que leur satisfaction professionnelle a diminué au cours des 12 derniers mois.
19 Nov 2020
Depuis le 2 novembre, l’enseignement dans les hautes écoles se fait à distance, comme au printemps. Cette perte de lien est mal vécue par les étudiants, mais aussi par le corps enseignant contraint de donner ses cours via Zoom ou face caméra dans une salle vide. La priorité des universités, selon l’émission, est de «sauver» le semestre en cours. Le vice-recteur pour l’enseignement à l’UNIL Giorgio Zanetti y ajoute: «Actuellement il y a des choses qui manquent, qui sont peut-être gérables sur le court terme. Mais à long terme, les hautes études sont également un apprentissage social, une construction de la vie de jeune adulte, ça se fait avec le lien. Ce sont des choses dont les étudiants sont privés actuellement et je pense qu’ils en souffrent».
19 Nov 2020
Une étude historique sur Emil G. Bührle, commerçant d’armes et collectionneur d’art a été faite par l’Université de Zurich. Ce projet de recherche visait à réévaluer l’histoire des origines d’une collection d’art qui sera exposé prochainement au Kunsthaus Zürich. Il s’agissait d’éclairer la relation que le commerçant entretenait avec le régime nazi et plus largement avec l’extrême droite.
Cependant, au début de cette année, le rapport fait polémique : des membres du comité de pilotage, représentant la Fondation Bührle, auraient interféré avec la recherche pour essayer de minimiser les connexions du commerçant avec l’extrême droite. Un assistant de recherche a sonné l’alarme et a déclenché une investigation. Deux rapports d’experts confirment qu’il y a eu une interférence «inacceptable» pendant la recherche. Un des experts, Jakob Tanner, considère que c’était une erreur de créer un comité de pilotage. Cet aveu a également été fait par le Maire de la ville de Zurich, Corine Mauch et la Conseillère d’État, Jacqueline Fehr (PS).
Selon un commentaire paru dans la NZZ et un article de la Wochenzeitung (WOZ), L’Université de Zurich manque d’autocritique : «Le Recteur Christian Schwarzenegger a présenté les rapports comme si l’université avait tout fait correctement. […] Cependant, elle pourrait bien être reconnaissante à son ancien assistant de recherche qui a […] mis en question le comité de pilotage et prévenu les euphémismes de la Fondation Bührle.»
18 Nov 2020
Vingt-cinq chercheurs et historiens suisse-romands ont lancé une pétition qui a provoqué un engouement sur change.org. Ils et elles regrettent que les chercheur-e-s en histoire ne peuvent parfois plus continuer leur recherche en raison du Covid-19. Par ailleurs, certaines archives sont devenus inaccessibles à cause de la pandémie actuelle.
La pétition demande, entre autres, que les universités («institutional sponsors») accordent aux chercheur-e-s le droit d’utiliser les fonds qu’ils-elles n’ont pas pu dépenser pour leurs voyages afin de numériser des documents sources.
18 Nov 2020
«Echanges internationaux suspendus, retour dans les familles pour certains, isolement pour les autres, difficultés à suivre un enseignement à distance, précarité économique et perspectives incertaines: les étudiants sont démotivés et l’inquiétude est grande, comme le risque de décrochage. […] Selon le sondage de l’AGEPoly ces derniers jours (voir ci-dessous), 40% des nouveaux étudiants [à l’EPFL] disent ne pas avoir trouvé de camarades avec qui travailler, et 22% reconnaissent ne pas encore avoir de méthode de travail efficace. «En deux jours, l’école a débloqué 200 000 francs pour notre projet de mentorat, jamais un projet n’est allé aussi vite», se réjouit Nicolò Ferrari. Trois cent cinquante étudiants plus expérimentés vont encadrer les 2200 première année de façon active, en prenant de leurs nouvelles et en proposant leur aide.» L’article mentionne également la difficulté des chargé-e-s de cours d’organiser des examens égalitaires.
17 Nov 2020
Plusieurs articles parues dans Le Monde traitent de la situation actuelle des étudiant-e-s reconfiné-e-s en France.
Selon un article rédigé par cinq professeur-e-s, les enseignant-e-s universitaires sont, en fonction de leurs universités, parfois techniquement sous-équipés-e-s et mal formé-e-s à l’enseignement en ligné. En parallèle, des inégalités persistent entre étudiant-e-s : «Derrière la froide objectivité de la technologie, le «distanciel» est en réalité un redoutable instrument de sélection. [… ]Lorsqu’il se généralise au lieu de se limiter à un dispositif technique d’appoint du cours, le distanciel est destructeur du lien social, affectif et psychique entre étudiants, et du lien entre étudiants et enseignants, quel que soit l’effort de l’enseignant pour le maintenir.» En conclusion, les professeur-es estiment qu’«un plan ambitieux de soutien aux universités à destination des étudiants les plus fragiles, durant le confinement» sera nécessaire. «Mais il s’agit aussi de préparer la sortie du confinement par des mesures fortes pour compenser le déficit de formation.»
Dans un autre article, un collectif d’une quarantaine de professeur-e-s et étudiant-e-s s’alarme de la crise de la santé mentale des étudiant-e-s. Le confinement aurait dégradé l’état mental de maintes étudiant-e-s souffrant en silence. Le collectif demande que le dispositif des service de santé en termes de suivis psychologiques soit renforcé.
16 Nov 2020
Le Conseil fédéral a prolongé le moratoire sur le génie génétique jusqu’en 2025. Cette nouvelle position sur la question de l’édition du génome avec la technologie Crispr/Cas9 soumet cette technologie à la loi sur le génie génétique sans aucun ajustement. Il y a deux ans à peine, le Conseil fédéral avait pourtant promis une réglementation plus libérale, d’une adaptation de la loi sur le génie génétique «basée sur le risque». Ceci aurait signifié que la confédération traite différemment le «nouveau génie génétique» [utilisant Crispr/Cas9] par rapport à l’ancien.
La décision du Conseil fédéral a suscité des réactions mixtes. Au Parlement, le moratoire trouvera facilement une majorité, les agriculteurs-trices et les Verts étant sceptiques envers l’édition du génome.
Du côté des chercheur-e-s impliqué-e-s dans la recherche génétique, la déception est palpable. Le professeur en biologie moléculaire à l’Université de Zurich, Beat Keller, voit dans l’édition du génome un outil prometteur pour faire face au changement climatique dans le domaine de l’agriculture. Selon lui, il serait faux d’assimiler l’édition du génome au génie génétique classique. Par ailleurs, un sondage récent de 643 consommateurs-rices suisse-allémaniques indique que l’édition génétique serait mieux acceptée que l’utilisation de pesticides artificiels ou naturels.
13 Nov 2020
Pour avoir publié une étude qui met en garde de l’inutilité, voire la dangerosité de la chloroquine contre le coronavirus, plusieur-e-s chercheur-e-s ont été cibles d’une violente campagne de harcèlement. Les scientifiques, dont deux chercheurs de l’Université de Lausanne (UNIL) ont subi des attaques anonymes par téléphones, allant d’insultes racistes, antisémites, homophobes jusqu’à des menaces de mort.
Un infectiologue à l’hôpital parisien Bichat, Nathan Pfeiffer-Smadja a compilé toutes les attaques dont il a été victime dans un dossier de près de 300 pages, qu’il a ensuite transmis à la justice française.
En Suisse, à ce stade, aucune plaine n’a été déposée. La police cantonale vaudoise encourage cependant les victimes de harcèlement en ligne de porter plainte.
12 Nov 2020
D’après une étude, la pandémie de COVID-19 a des effets néfastes sur la recherche de fonds pour la recherche, les enquêtes sur le terrain, la recherche clinique, la distribution des médicaments et le traitement des maladies autres que le COVID-19. En conséquence, cette étude conclue que dans certains pays, les décès liés au VIH pourraient augmenter de 10%, la tuberculose de 20% et le paludisme de 36% au cours des cinq prochaines années.
Selon des chercheurs de l’Université de Cape Town, le Covid-19 a fait perdre dix ans à la recherche sur la leishmaniose, une maladie tropicale très présente en Afrique et en Amérique du Sud.
12 Nov 2020
Dans un article de la Weltwoche, l’ancien Conseiller national Rudolf Strahm (PS) discute de la « sur-production » des élites universitaires américaines et tire des parallèles avec le système universitaire suisse.
Il déplore une « aristocratie héréditaire »qui favoriserait l’instabilité sociale, l’exclusion des classes sociales « inférieures » et le populisme. Selon Rudolf Strahm, le problème de l’«académisation» et l’éviction des classes moyennes est moins visible en Suisse, mais tout autant réelle. A travers le numerus clausus pour les médecins par exemple, les universités opèrent une politique d’exclusion.
«Le fait est que nous avons trop peu d’informaticiens, d’ingénieurs et de spécialistes des sciences naturelles – cela est dû aux préjugés linguistique des lycées. Les jeunes hommes ayant des compétences unilatérales mais bonnes en mathématiques et en technique sont désavantagés.» De même, Rudolf Strahm critique la « surproduction » d’académicien-ne-s dans les facultés des sciences sociales et humaines. Selon lui, seule une fraction des diplômé-e-s pourra exercer une profession adaptée à cette formation. Il serait alors préférable de concevoir ces études comme options obligatoires pour les étudiant-e-s en droit, médecine ou en sciences dures.
12 Nov 2020
Le Grand Conseil du Valais a donné son accord pour la construction du futur Pôle Santé à Sion. Ce projet vise «à réunir sur un même site des partenaires qui contribuent à la création d’une chaîne de valeur ajoutée, de la formation et la recherche fondamentale à la valorisation économique».
Il regroupera la Haute école de santé et l’Ecole supérieure du domaine social déjà présente à Sion. A ces deux écoles se grefferont des activités de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), de la Haute Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), de la Clinique romande de réadaptation, de l’Hôpital du Valais et de l’Observatoire de la santé, et aussi de la start-up The Ark. Le bâtiment devrait être opérationnel dès l’été 2024.
11 Nov 2020
Le prochain programme de recherche Horizon Europe pourra démarrer comme prévu en début 2021, les députés européens sont parvenu à récupérer des fonds supplémentaires pour ce programme (+4 milliards d’euros) et pour Erasmus+ (+2.2 milliards d’euros). Plusieur-e-s représentant-e-s des intérêts de la recherche se sont montrés déçu-e-s de ne pas avoir récupéré plus, vue qu’une manne significativement plus large avait été promise avant la crise actuelle.
L’accord nécessite encore une dernière approbation du parlement et des états membres de l’Union européenne.
11 Nov 2020
«La pandémie de coronavirus qui complique l’accès aux bibliothèques ainsi qu’aux campus universitaires, et qui renforce l’enseignement à distance, donne un coup d’accélérateur sans précédent à la mise en ligne d’ouvrages d’ordinaire disponibles qu’en version papier.»
10 Nov 2020
Selon le Syndicat du service public (SSP), la re-fermeture des universités et HES est justifiée d’un point de vue sanitaire, mais met en péril la qualité de l’enseignement. L’enseignement en présentiel serait « l’unique manière d’assurer un enseignement digne de ce nom.» Le SSP rappelle que le passage au numérique représente une «surcharge de travail» pour l’ensemble du personnel universitaire.
Par ailleurs, le syndicat s’inquiète des conséquences académiques et professionnelles pour les personnes engagé·e·s sur des contrats précaires. Dans ce contexte, il revendique:
10 Nov 2020
La Haute école de santé de la HES-SO Valais a accepté la requête du Service de la santé publique du canton de renforcer le système sanitaire pour la deuxième vague de la pandémie. Environ 90 étudiant-e-s de 3è année de bachelor en soins infirmiers vont prolonger leur stage de deux semaines pour soulager le personnel médical.
Un point sur la situation sera fait dans une dizaine de jours.