«Nominations, nouveaux cursus, offres originales, changements organisationnels: quelles sont les principales nouveautés de cette rentrée académique en Suisse romande? Notre sélection.»
21 Sep 2021
21 Sep 2021
«Nominations, nouveaux cursus, offres originales, changements organisationnels: quelles sont les principales nouveautés de cette rentrée académique en Suisse romande? Notre sélection.»
21 Sep 2021
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle publie ce lundi son indice mondial de l’innovation. Malgré la pandémie, la Confédération reste en tête pour la 11e fois consécutive.
Selon Karin Keller-Sutter, Conseillère fédérale, «Notre pétrole, ce sont les idées innovatrices venant d’esprits brillants. La pré-condition nécessaire pour avoir ces esprits brillants, c’est un excellent système de formation. Les universités suisses ont une longue tradition d’héberger des start-up. Et enfin nos 26 cantons sont en compétition et ont un intérêt à offrir les meilleures conditions possibles pour des sociétés innovatrices.»
17 Sep 2021
«Jeudi, Vaud et Genève ont annoncé que les tests salivaires resteraient gratuits pour les étudiants des hautes écoles qui ne possèdent pas de certificat Covid. Un pas que ne franchira pas le canton du Valais. […] Christophe Darbellay explique «qu’il semble que Berne pourrait décider de prendre en charge des tests préventifs poolés jusqu’à fin décembre dans les établissements du tertiaire».»
Par ailleurs, «La Haute école pédagogique du Valais (HEP) a repoussé sa rentrée d’une semaine. Elle aura donc lieu le 20 septembre au lieu du 13. La raison? La décision du Conseil fédéral d’autoriser les cantons et les hautes écoles à rendre le certificat Covid obligatoire pour les formations de niveau bachelor et master. Une position présentée le 8 septembre, ce qui ne laissait que peu de temps à la HEP valaisanne pour se retourner, d’autant plus que la position des autorités cantonales et celles des autres hautes écoles (HES notamment) n’étaient pas connues.»
13 Sep 2021
Suite à la communication du Conseil fédéral le 08.09., «swissuniversities recommande dès lors aux hautes écoles d’introduire en principe une obligation de certificat Covid pour toutes les activités qui se déroulent dans le cadre de la haute école. Ce faisant, elles tiennent compte des conditions locales et peuvent également fixer une période transitoire. L’obligation de certificat Covid doit être contrôlée de manière appropriée et proportionnée, par exemple au moyen des contrôles ponctuels.» (swissuniversities)
«Favorable à la vaccination, l’Union des étudiant·e·s de Suisse (UNES), […] ne s’oppose pas au certificat covid. Elle appelle toutefois à offrir une alternative numérique aux cours en présentiel au nom de l’accès à l’éducation et de la liberté de tendre, ou non, le bras. «Au-delà des non-vaccinés se pose aussi la question des étudiants qui n’auront reçu qu’une dose à la rentrée et qui devront patienter un mois avant de reprendre les cours en présentiel, ajoute Maxime Barthassat, membre du comité exécutif. Il va donc falloir trouver des alternatives.» L’UNES appelle aussi à la coordination pour «éviter un patchwork» de réglementations différentes.» (Le Temps)
9 Sep 2021
«L’ex-ambassadeur de Suisse à Londres, le Fribourgeois Alexandre Fasel occupe depuis peu un nouveau poste: représentant spécial de la Confédération pour la diplomatie scientifique au sein de la Genève internationale. Il explique au «Temps» en quoi consiste cette fonction : «anticiper les futures révolutions scientifiques qui pourraient servir la gouvernance mondiale.»»
8 Sep 2021
«[…] Les cantons et les hautes écoles peuvent introduire l’obligation de présenter un certificat pour les cours de niveau bachelor et master. Dans ce cas, le port du masque n’est plus obligatoire et l’occupation des locaux n’est plus limitée aux deux tiers. Les événements organisés dans les hautes écoles et les formations continues restent soumis aux règles relatives aux manifestations. […]»
8 Sep 2021
La journée d’étude intitulée «Race et blanchité: penser la norme», organisée par le Centre en études genre de l’Université de Lausanne ne plaît pas à la Ligue vaudoise et son président, Félicien Monnier. Il dénonce une «instrumentalisation» de l’université à des fins propagandistes ou marxistes. La sociologue et professeure en études genre à l’UNIL, Éléonore Lépinard y répond:«On ne peut pas travailler sur la société, ses inégalités, sans que cela ait une portée politique.»
7 Sep 2021
«L’Etat de Vaud poursuit sa stratégie de rapprochement des musées cantonaux. Il a annoncé mardi la création d’un pôle dédié aux sciences naturelles, avec le regroupement, au 1er janvier 2023, du Musée de géologie, du Musée de zoologie et des Musée et Jardins botaniques cantonaux dans une seule entité. […] L’objectif de ce regroupement est de mettre en commun les compétences et les ressources et de renforcer l’interdisciplinarité, a souligné la conseillère d’Etat [Cesla Amarelle].»
7 Sep 2021
«Malgré la pandémie, le monde ne peut pas différer les mesures « urgentes » à prendre contre le réchauffement climatique et la destruction de la nature, plaident lundi, dans un éditorial sans précédent, les principaux journaux médicaux. La santé humaine est menacée.»
6 Sep 2021
Depuis le rejet de l’accord-cadre par le Conseil fédéral, l’Union européenne (UE) a, entre autres, exclu la Suisse du programme Horizon Europe et refuse d’entrer en matière avec la Suisse sur ses préoccupations. Pour relancer les relations, le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis (PLR) souhaite débloquer le milliard pour la cohésion le plus rapidement possible. Il s’agit 1.3 milliard de francs suisses qui ont comme objectif de soutenir des projets dans les pays les plus pauvres de l’UE. Le paiement avait été bloqué il y a deux ans par le Parlement suisse pour mettre l’UE sous pression dans les discussions sur l’accord-cadre.
Carlo Sommaruga (PS, GE) demande dans une motion déposée auprès du Conseil des États que le milliard de cohésion soit payé à condition que le Conseil fédéral débloque les fonds nécessaires pour une réintégration suisse au programme Erasmus+. Pour le Conseiller national Eric Nussbaumer (PS, BL), explique : «Le message à Bruxelles serait beaucoup plus fort si nous pouvions dire que la Suisse participe à la cohésion et à l’éducation». L’UDC soutient la motion du PS dans la commission des affaires étrangères (APK) des deux chambres. Celle du Conseil national a approuvé la proposition, celle du Conseil des États l’a rejetée.
Selon l’article du Tages-Anzeiger, cet «obstacle supplémentaire» pour le payement du milliard de cohésion «fait plaisir à l’UDC, qui continue à lutter contre tout rapprochement avec Bruxelles.»
Andrea Gmür (Centre, LU), qui est en faveur d’une re-association au programme Erasmus, craint que cette motion retarde le payement du milliard pour la cohésion et donc les négociations avec l’UE.
Le Conseil fédéral, de son coté, déclare que les coûts d’Erasmus ne peuvent pas être quantifiés à l’heure actuelle. Il avance que L’UE a jusqu’à présent refusé de mener des discussions sur la participation de la Suisse à Erasmus+, et qu’il n’a donc pas été possible de négocier un prix. Si la motion passe, et que le Conseil fédéral reste sur sa position, le milliard de cohésion restera bloqué.
6 Sep 2021
La Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga souhaite se passer de l’organe consultatif sur le changement climatique OcCC dès l’année prochaine. Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication ne renouvelle pas le mandat correspondant, qui expire à la fin de l’année. Au lieu de cela, le département dit qu’il cherche une nouvelle façon d’apporter l’expertise nécessaire.
2 Sep 2021
L’ancien recteur de l’Université de Zurich Michael Hengarner, préside depuis février 2020 le Conseil des EPF. Selon l’auteur de la Weltwoche, il aurait commis plusieurs erreurs importantes depuis son entrée en fonction.
31 Août 2021
L’Université de Lucerne est sous la critique pour son manque de transparence sur le financement par des tiers du nouvel Institut pour la politique économique suisse (IWP). Juridiquement, l’Institut est indépendant, mais il reste toutefois imbriqué avec l’université en termes de personnel et d’organisation. Entièrement financé par sa propre fondation, l’IWP n’est pas obligé de fournir des informations sur ses financements. «Avec une fondation de droit privé, la voie de l’opacité financière a été choisie.» critique le conseiller d’Etat Urban Sager (PS, Lucerne). Ce dernier craint aussi pour l’indépendance de la recherche.
Lukas Portmann, porte-parole de l’université se défend : ces instituts de droit privé permettent à l’université de mieux travailler en réseau, un meilleur ancrage en Suisse centrale et donnent la possibilité de participer à des projets de recherche qui n’auraient pas vu le jour autrement. Par ailleurs, la Direction de l’Université ne craint pas pour l’indépendance de la recherche.
27 Août 2021
Le Courrier présente une vue d’ensemble des efforts de vaccination contre le Covid dans les universités suisses.
24 Août 2021
«Le CNRS déplore les prises de position publiques de certains scientifiques, souvent plus soucieux d’une éphémère gloire médiatique que de vérité scientifique, sur des sujets éloignés de leurs champs de compétences professionnelles comme par exemple sur la vaccination contre la Covid.»
Le CNRS rappelle les principes de la charte française de déontologie des métiers de la recherche.
24 Août 2021
«Deux ans après la pose de la première pierre, le bâtiment du Switzerland Innovation Park Biel/Bienne a été inauguré lundi. Au cœur de la ville bilingue, il abrite des projets internationaux et nationaux dans les domaines de l’industrie 4.0, de la digitalisation et de la technologie de la santé.»
20 Août 2021
Secouées par la pandémie, de nombreuses PME peinent à mettre leurs nouveaux produits sur le marché. Un projet de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) souhaite soutenir les entreprises locales affectées par le ralentissement des marchés mondiaux. Concrètement, l’opération «Après Covid-19», dotée de 1,65 million de francs, finance l’essentiel des travaux de recherche de trente-trois entreprises sélectionnées en Suisse romande, qui sont menés en collaboration avec des HES. De leur côté, les PME doivent associer quelques-un·es de leurs collaborateur·trices aux travaux menés par la haute école de leur région, et participer à hauteur de 5000 francs.
Pour le moment, cette opération est limitée à huit mois. Il n’est cependant pas exclu qu’elle soit répétée fin 2022 ou début 2023, déclare Olivier Naef, responsable du domaine ingénierie et architecture à la HES-SO.
16 Août 2021
Après une année fortement marquée par la pandémie, la climatologue et députée verte vaudoise Valentine Python souhaite rapprocher la science de la politique. Elle s’engage pour que les bases de l’écologie soient transmises à la classe politique, et propose d’introduire des formations dans chaque secteur. De plus, les jeunes et les scientifiques devraient recevoir un enseignement sur le fonctionnement des institutions politiques. «Les politicien·ne·s devraient toujours avoir connaissance des faits objectifs et chercher à les intégrer dans nos lois. Je milite pour la prise en compte d’une science indépendante», déclare-t-elle dans un interview avec le Courrier, et mentionne la possibilité de créer une task force climat et biodiversité.
16 Août 2021
Selon une nouvelle étude réalisée aux États-Unis, publiée dans le Journal of Experimental Social Psychology, les personnes ayant un haut niveau de confiance dans la science sont plus susceptibles de croire les articles pseudo-scientifiques et sont également plus susceptibles de les diffuser.
La raison : les théories du complot se servent souvent de preuves pseudo scientifiques, c’est à dire qu’elles se fondent sur des théories issues de la science pour ainsi les déformer. La clarification de ces théories pseudo-scientifiques est très exigeante, car il faut pouvoir expliquer chaque contexte scientifique afin de mettre en lumière la déformation. De plus, ces théories sont souvent médiatisées par des personnes qui se font passer pour des expert·e·s, et qui, dans certain cas, font véritablement parti de la communauté scientifique. Ces théories qui se présentent sous une apparence scientifique, ont alors tendance à attirer l’attention de personnes qui font confiance à la science, plus qu’à des sceptiques.
Les auteur·e·s de l’étude mettent donc en garde contre le fait de considérer la foi dans la science comme un antidote général à la désinformation. «Il faut au contraire promouvoir l’esprit critique et la compréhension des méthodes scientifiques», déclare la psychologue sociale et co-auteure Dolores Albarracín.
13 Août 2021
L’expert de la Chine et membre du conseil universitaire de la HSG (Université de Saint-Gall) Patrick Ziltener prend position sur l’affaire du doctorant qui avait critiqué le gouvernement chinois sur Twitter et qui, en conséquence, n’a pas pu terminer son doctorat à la HSG [NZZ du 3.08.2021].
M. Ziltener salue les efforts en cours pour élaborer des lignes directrices pour la coopération avec la Chine, qui seront bientôt publiées par swissuniversities, ainsi que la mise en place d’un groupe de travail chargé d’examiner les éventuels domaines d’atteinte à la liberté d’enseignement et de recherche.
«Cette mesure arrive un peu tard», selon M. Ziltener, parce que la Chine exerce son influence «depuis des années». Il interrogera également le conseil universitaire à ce sujet.
Dans sa réponse en mai à une question parlementaire, le Conseil fédéral a également fait référence aux lignes directrices. Il a écrit qu’il ne disposait pas d’informations concrètes faisant état d’une influence exercée dans le sens d’une restriction des libertés académiques. Cependant, les universités étaient conscientes de la question et ont échangé leurs points de vue sur le sujet.
La seule situation connue d’une interférence de la Chine est celle de l’ambassadeur chinois sur la Haute école zurichoise des beaux-arts (ZHdK) après un film sur les manifestations à Hong Kong. «Le recteur de la ZHdK est resté ferme et s’est référé à la liberté artistique.»
Le spécialiste de la Chine rappelle également le fait «scandaleux» du mois de mars, la Chine avait prononcé une interdiction d’entrée pour dix scientifiques, politiques ainsi que l’Institut Mercator pour des études sur la Chine. «Un plus grand point de discorde viendra inévitablement», d’où l’importance des lignes directrices venant de swissuniversities.