«L’Université de Genève lance une nouvelle campagne contre le harcèlement et les discriminations. Les ressources à disposition en matière de protection de la personnalité sont rendues plus accessibles grâce à un site internet bilingue.»
1 Mar 2024
1 Mar 2024
«L’Université de Genève lance une nouvelle campagne contre le harcèlement et les discriminations. Les ressources à disposition en matière de protection de la personnalité sont rendues plus accessibles grâce à un site internet bilingue.»
29 Fév 2024
Une étudiante italienne qui a effectué un échange d’études en 2011 à l’Université de Genève dans le cadre du programme universitaire européen Erasmus, a contracté le virus du sida dans un laboratoire de l’UNIGE. Ce n’est qu’en 2019 que l’étudiante a découvert être positive au virus du sida, après avoir fait un examen pour pouvoir donner son sang. La confirmation que le virus a été contracté à l’UNIGE vient de laboratoires italiens qui «concluent, sur la base d’un séquençage génétique, que le virus que porte la jeune femme «est identique à ceux qui ont été conçus en laboratoire» à Genève».
L’étudiante a donc entamé une bataille judiciaire contre l’université, qui s’est conclue par un dédommagement d’environ 140’000 francs. Le porte-parole de l’UNIGE a expliqué que «[l]es parties ont souhaité, par gain de paix, mettre un terme à la procédure judiciaire en cours […]. La transaction en cours de finalisation n’implique pas de reconnaissance de responsabilité ou de prétentions de l’une ou l’autre partie». (RTS)
7 Fév 2024
La question des conditions de travail difficiles des médecins assistant·es continue d’etre abordée et les professionnel·les témoignent de leur quotidien au travail. Enrique Lázaro i Fontanet, Co-président de l’Association suisse des médecins assistants et Chef de clinique en chirurgie à l’Hôpital Riviera-Chablais (HCR), indique que «[l]a théorie qu'[ils voient] en cours et la pratique qu'[ils voient] en stage sont deux mondes bien différents.»
«[L]es jeunes étudiants en médecine crient leur désespoir […]», surtout pour deux raisons: la première étant le manque de contact humain, ainsi, selon Enrique Lázaro i Fontanet «[…] le médecin passe surtout du temps avec son ordinateur.» L’autre difficulté réside dans les nombreuses heures supplémentaires que les médecins assistant·es doivent faire. Un jeune médecin de 28 ans qui a démissionné d’un grand hôpital romand affirme qu’«[ils travaillent] entre 60 et 85 heures par semaine, [ils n’ont] pas le temps de manger ou de prendre de pause. Les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées, ni rattrapées.»
Quelles seraient les solutions? Certainement pas l’argent, ni les professionnel·les venu·es de l’étranger, selon Stéphanie Monod, Professeure en médecine à l’Université de Lausanne et Co-cheffe de département à Unisanté. «Pour [Madame Monod], la solution serait d’inscrire le discours politique dans une vision qui priorise les besoins de notre système de santé.»
Brigitte Rorive, Présidente du conseil d’administration de l’HCR, «assure tester plusieurs solutions. La dictée vocale pourrait ainsi être utilisée pour aider les médecins assistants, car l’établissement ne peut pas engager d’aides administratives pour les remplacer.»
25 Jan 2024
La consultation ouverte par l’EPFL qui souhaite «[l]a limitation du nombre d’étudiants étrangers pour juguler la croissance des effectifs» avait déjà été envisagée par le Conseil des EPF après que «[l]a Confédération avait annoncé dans son budget 2024 des coupes budgétaires de l’ordre de 2% dans les montants alloués aux EPF.» (Le temps)
Néanmoins, le Journaliste du 24h, Jérôme Cachin, questionne cette approche en soulignant que le 70% des étudiant·es étranger·es travaillent ensuite dans des entreprises suisses et que «[l]es investissements dans l’EPFL ne sont perdus ni pour la position internationale de la Suisse ni pour ses intérêts économiques propres. Et, comme il s’agit d’investissements sur le long terme, les résultats sont forcément moins tangibles que les colonnes comptables des prochains budgets annuels de la Confédération.» Le journaliste poursuit en disant qu’«[u]n numerus clausus, fondé sur le critère de la couleur nationale du diplôme, ne peut être qu’entaché du soupçon de discrimination.»
Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO et Présidente de Swissuniversities, affirme que «L’EPFL choisit un chemin qui permet de garantir à nos étudiants qui ont fait la maturité chez nous un accès illimité. C’est la première mission d’une haute école suisse […]. L’idée ici n’est pas de dire: on ne veut plus du tout d’étudiants étrangers, mais on fixe une jauge.» (Le temps)
L’émission Forum demande à Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation à l’EPFL, comment ça se fait que depuis 2010 à l’EPFL on observe une croissance de 233% d’étudiant·es avec un diplôme étranger, alors que ce n’est pas le cas à l’EPFZ. Monsieur Dillenbourg explique que c’est une question de «voisinage» différent: «en Allemagne un étudiant qui finit son secondaire et qui est vraiment attiré par les sciences et les technologies peut sans autre rentrer dans les grandes universités technologiques [allemandes]. En France pour entrer dans les grandes écoles de sciences et technologies [les étudiant·es] doivent faire une ou deux années de préparatoire qui sont vraiment très épouvantables […] et ensuite il y a un concours d’admission.»
23 Jan 2024
«En douze ans, [l]’effectif d’étudiants [de l’EPFL] a plus que doublé. Conséquence: l’encadrement et les structures sont saturés. Face à cette situation, l’EPFL souhaite limiter les admissions à 3000 en 1re année de bachelor [dès 2025].» (20 minutes)
«Prévue pour quatre ans et renouvelable si nécessaire, la restriction toucherait les étudiants titulaires d’un diplôme étranger […]. Concrètement, tous les diplômés d’une maturité suisse seraient admis sans restriction, ainsi que l’exige la loi sur les EPF, de même que les personnes répétant leur première année. Puis les places restantes seraient attribuées aux candidatures avec diplôme de l’étranger, classées par ordre décroissant de leurs notes de fin d’études secondaires. La réduction des personnes finalement admises serait de l’ordre de 20%.» (Le Courrier)
«Comme la loi des EPF autorise de restreindre l’admission d’étudiants au bénéfice d’un diplôme étranger si des problèmes de capacité l’exigent, l’Ecole prévoit de demander l’autorisation au Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF) d’imposer une limitation à 3000 étudiants en première année de bachelor. Elle a lancé, pour ce faire, une consultation interne lundi.» (watson.ch)
«La consultation court jusqu’au 18 mars, et selon le résultat, la proposition sera portée devant le Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF). Ce dernier devrait se prononcer dans le courant du deuxième semestre.» Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation de l’EPFL, explique qu’««[a]vec cette mesure de limitation provisoire, [ils veulent] revenir à la situation de 2020, et ainsi assurer la qualité de la formation et les conditions d’études les meilleures possibles» […]. L’EPFL ajoute que cette proposition a été analysée et discutée pendant deux ans notamment entre la direction, l’Association générale des étudiants et l’association du corps enseignant.» (20min.ch)
15 Jan 2024
«Débat entre Michael Andersen, député UDC au Grand conseil genevois, Emile Blant, membre du comité de l’Union des étudiant-e-s de Suisse et député Vert au Grand conseil neuchâtelois.»
10 Jan 2024
Hans Ulrich Gumbrecht, Professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, amène une réflexion sur la condition des assistant·es universitaires et le culte du génie en faisant également appel à sa propre expérience.
«La description compliquée du poste d’«assistant scientifique», qui n’a presque jamais été vraiment accompli ou rempli («erfüllt») et qui est entre-temps en révision permanente, apparaît comme le symptôme d’un compromis impossible à atteindre – et est devenu un contre-motif dans l’histoire de l’assistant maladroit. D’une part, l’assistant scientifique est subordonné au titulaire d’une chaire et doit soutenir sa recherche avec un tiers de son temps de travail, ce qui n’arrive que rarement, car une telle fonction est difficilement compatible avec l’image de soi du supérieur, qui est normative et romantique . D’autre part, l’assistant doit poursuivre de manière indépendante le projet de recherche de son habilitation et faire ainsi preuve par anticipation d’un rang de génie qui le met inévitablement en concurrence avec le professeur. Entre les deux, le dernier tiers de son temps est consacré à une charge d’enseignement dont le niveau – entre le niveau de base et l’inspiration de renouvellement – n’a jamais fait l’unanimité.»
Ensuite, Hans Ulrich Gumbrecht décrit son propre expérience: « Il s’agissait […] moins d’une formation professionnelle faite par étapes en matière de compétences que d’un cas absurde de présomption de génie que je n’ai jamais pu satisfaire et qui m’a poursuivi jusqu’à l’éméritat en tant que potentiel de sentiments secrets d’infériorité.»
22 Déc 2023
20 Déc 2023
«Parmi les solutions envisagées pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre, le Conseil fédéral pourrait permettre aux diplômés étrangers de rester sur le sol helvétique plus facilement, une fois leur formation terminée. Le gouvernement propose de ne pas soumettre aux contingents les titulaires étrangers d’un bachelor, d’un master ou d’un doctorat obtenus en Suisse dans un domaine en manque de personnel qualifié.»
19 Déc 2023
«Près de 4000 étudiants vaudois galèrent en attendant désespérément de savoir s’ils toucheront une bourse»
13 Déc 2023
Le Conseil européen a signé un accord visant à soutenir davantage les scientifiques et les carrières dans la recherche au sein de l’Union européenne et à contribuer à la mise en place d’un marché du travail européen plus attrayant, plus ouvert et plus durable pour les chercheur-es, les innovateurs-rices et les entrepreneurs-euses qui attire également les talents étrangers.
Concrètement cet accord promeut des contrats à plus long terme, de meilleures conditions de travail et une protection de la sécurité sociale pour les scientifiques européens.
12 Déc 2023
«La précarité étudiante est une réalité en Suisse même si elle est plutôt cachée. En 2022, ils étaient près de 45’000 à recevoir une aide financière. Si les montants de ces aides augmentent, il n’y en a pas pour tout le monde.»
Pour la situation à Genève, Jean-François Stassen, le responsable scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante de l’Université de Genève, dévoile: «Si les étudiants disposent de ressources d’insertion dans la société genevoise, ce qu’ils reçoivent comme aide permet de s’en sortir. Ce qui fait que souvent, les étudiants qui ont le plus de mal sont les étudiants éloignés de la société locale, en particulier les étudiants étrangers, qu’on va retrouver beaucoup plus dans ces situations de précarité », dévoile Jean-François Stassen, le responsable scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante de l’Université de Genève.
6 Déc 2023
«Au cours des quatre premières années qui suivent le doctorat, les chercheurs et chercheuses peuvent demander un subside Ambizione. Entre 2012 et 2022, le FNS a accordé 36 % de ses subsides à des femmes. D’où vient cette différence par rapport aux hommes ?»
Selon une étude du FNS, un suivi de la réussite des femmes en début et en milieu de carrière est particulièrement important, afin de mettre en lumière d’éventuels biais de genre.
4 Déc 2023
A cause notamment, des loyers excessifs, des assurances maladie et du renchérissement du coût de la vie, les demandes de bourses d’étude ont augmenté de 10% en 2023. «Pour Romain de Sainte Marie, du service des aides financières et emplois étudiants de la Division de la formation et des étudiants (DIFE), le phénomène doit néanmoins s’observer sur le long terme. «Les chiffres ont explosé durant le Covid»».
4 Déc 2023
«L’Association suisse des étudiant-es en médecine (Swimsa) a fait une enquête auprès de 2300 membres. Il en ressort que l’enthousiasme s’estompe dès que les jeunes médecins, après leur formation théorique, sont plongés dans le quotidien pratique des hôpitaux, des cabinets médicaux ou d’autres institutions de santé. Cette année d’études à options intervient, selon les universités, en cinquième ou sixième année. Un tiers de ces étudiants indiquent qu’ils envisageraient de ne pas travailler comme médecin. Cela correspond à la déclaration de 43 % des étudiants de sixième année qui déclarent qu’ils ont souvent ou parfois pensé à arrêter leurs études de médecine. La principale raison en est – avant même le poids des études elles-mêmes – la perspective d’un emploi qui n’est pas connu pour offrir un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée. Chez les femmes, qui représentent deux tiers des étudiant-es en médecine représentent la désillusion est particulièrement grande.»
Par ailleurs, seulement 28 % des étudiant-es souhaitent travailler à plein temps, ce qui pourrait encore accentuer le manque de médecins.
29 Nov 2023
Les scientifiques et les ingénieur-es souffrant d’un handicap de longue durée gagnent en moyenne 10’580 dollars américains de moins par an que leurs homologues non handicapé-es. C’est ce que révèle une vaste enquête menée aux États-Unis auprès de personnes titulaires d’un doctorat en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques (STIM).
Les chercheur-es ont également constaté que les personnes handicapées qui occupent des postes dans le domaine des STIM, en particulier dans le milieu universitaire, ont un écart salarial plus important que celles qui travaillent dans d’autres secteurs des STIM. En moyenne, elles gagnent 14’360 dollars de moins que leurs homologues non handicapés. L’étude, publiée dans Nature Human Behaviour le 27 novembre, a analysé les données d’enquête de 704’013 personnes titulaires d’un doctorat en STIM et occupant des emplois liés à leur expertise.
29 Nov 2023
«A Genève, les fonctionnaires pourront, à leur demande et avec l’accord de leur employeur, travailler jusqu’à 67 ans. Acceptée jeudi soir par le Grand Conseil, cette possibilité concerne aussi les collaborateurs de la HES-SO et de l’UNIGE.»
Deux syndicats pour le corps intermédiaire, Petition Academia et VPOD Mittelbau Unibas, s’y opposent : «We want @stablejobs for the many, not lavishly paid posts for the few […].»
22 Nov 2023
Isaac Kamola, professeur associé du Trinity College à Hartford, Conneticut, souligne l’importance de rester vigilant face à la rhétorique conservatrice contre le «wokisme», en particulier lorsqu’elle est déguisée en défense de la liberté académique. «Le mythe («boogeyman») des «professeur-es woke» est une excuse pour repousser les efforts politiques visant à rendre les universités plus démocratiques, plus inclusives et plus justes.»
Selon l’auteure de l’article, «Les anti-réformateurs suisses de l’enseignement supérieur, qui craignent que l’Europe n’importe les «guerres culturelles» américaines d’une manière qui menace la réputation d’un système d’enseignement supérieur autoproclamé humaniste, ont oublié une contradiction essentielle qui sous-tend les débats sur la liberté académique. En théorie, les travailleurs précaires bénéficiant de contrats à court terme ont également le droit de revendiquer la liberté académique.
«La précarité académique est la plus grande menace pour la liberté académique», affirme par ailleurs Isaac Kamola, qui prône la syndicalisation des universitaires.
21 Nov 2023
Un chercheur en physique nucléaire au Institut Paul Scherrer (PSI) est à la tête d’une communauté islamique que l’on dit proche des Frères musulmans radicaux.
Pour le PSI, «L’engagement de M. Dehbi pour la fondation n’a pas été un sujet de discussion au PSI. Nous considérons la vie privée de nos collaborateurs comme privée tant qu’il n’y a pas de problèmes de sécurité. Nous n’en avons pas actuellement.»
21 Nov 2023
Une chercheuse associée à l’Université de Zurich (UZH), liée à la Garde révolutionnaire et au hezbollah et qui détient une chaire dans une université iranienne a tenu dans un podcast de l’UZH des propos relativisant l’obligation du port du voile dans le régime iranien peu après la mort d’une jeune femme de 22 ans détenue par la police des mœurs pour avoir « couvert ses cheveux de manière non réglementaire ». Le podcast a été critiqué parce qu’il ne contextualisait pas les propos et parce qu’il n’y avait pas de questions critiques. Par ailleurs, elle a récemment invité un ancien proche d’Ajatollah Khomeiny à une conférence, qui soutient le Hamas dans une vidéo.
L’historien originaire de l’Iran Kijan Espahangizi qui enseigne à l’UZH commente : «Les relations académiques sont une grande partie de la stratégie «soft power» [de l’Iran], qui inclut les relations économiques, les projets culturels, les groupes de réflexion et des centres religieux.»
Par ailleurs, «Nous devons être beaucoup plus attentifs à la manière dont les acteurs islamistes, en particulier aussi le régime des mollahs, tentent par les voies les plus diverses d’acquérir une influence en Occident, y compris sur la perception du public.»